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samedi, mars 02, 2024

 ETUDES DE TABLEAUX INEDITS   DE GRANDS MAITRES 

            



Ce Blog a été conçu pour montrer  des oeuvres  inédites de grands peintres

Ici sont présentées 4 oeuvres qui m'ont pris des années de recherche et  démontrent  leurs paternités respectives à DE KOONING, PICASSO , MIRO  et une  gouache signée Maurice DE VLAMINCK dont je viens de terminer  les études

Ce blog me permet donc de rendre publiques  mes recherches sur les différents tableaux  et à  tout à chacun d'avoir son opinion sur ces  oeuvres présentées que vous soyez expert, spécialiste, marchand d'art, galériste, commissaire priseur, universitaire, professeur d'histoire de l'art,conservateur, biographe ...ou simple amateur d'art n'étant pas dans le milieu de l'art comme moi même

j'espère que vous prendrez plaisir à lire mes études sur les tableaux qui vous sont soumis 

Je vous signale que ces oeuvres sont à vendre

Ces tableaux ont fait l'objet de POSTS

INSTAGRAM: sur mon compte : watine352

Watine Géry (@watine352) | Instagram


LINKEDIN:  Tous les posts sont regroupés 

en FRANCAIS :

https://lnkd.in/eRPkC7EJ

In English

https://lnkd.in/eZ7GzQA6


Pour lire les études , sur la page d'accueil du blog  cliquez  sur les onglets  des pages en haut sur les peintrtes cités. Pour  DE  KOONING plusieurs études ont été  réalisées  que vous trouverez sur les libéllés en haut à gauche  et en bas à gauche  du  blog







                   PICASSO        DE KOONING       MIRO                        DE  VLAMINCK
                                                               












ETUDE DE LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE (WILLEM DE KOONING)

 








ETUDE DU TABLEAU LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

( WILLEM DE KOONING  )

Le but de cette étude sur le tableau que j'ai appelé "LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE " ( fichier 1 photo) est de mettre en parallèle des oeuvres de WILLEM DE KOONING avec ce tableau et de démonter que la façon de peindre ce tableau, les matières utilisées,le style, les formes choisies , les influences visibles que l'on devine, reflètent la présence de WILLEM DE KOONING

Comme les tableaux de DE KOONING  les applications extrêmement variées des peintures et autres matériaux induisent le spectateur à noter des détails si petits qu’ils ne peuvent pas plus que juste les apercevoir.

Cette étude permet d’extraire en détail toute la richesse infinie de ce tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » et ainsi l’observation de tous les détails permet de voir l’ensemble et de faciliter la compréhension de la composition dans son ensemble

 

Je vous rappelle que toutes mes démonstrations et études ont été faites dans l’esprit que ce  tableau pourrait être de WILLEM DE KOONING ce qui n’est pas encore établi formellement , c’est le but de cette étude d’apporter les éléments pour permettre le rapprochement de cette toile et Willem de Kooning, n’y voyez pas une présomption de ma  part, je ne fais qu’apporter des faits significatifs ,et serais heureux de connaître votre sentiment sur cette œuvre et ce que vous pensez de mon étude

Un spécialiste de ce peintre ne pourra qu’être surpris j’espère de remarquer autant de  références à DE KOONING réunis dans un seul tableau qui ne devraient laisser que peu de doute de la paternité de ce tableau à Willem DE KOONING

 

ci-dessous les résultats de mes recherches .

 

Le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » est une huile sur toile , il est dans un encadrement genre caisse américaine de 55xx45 cm , la dimension du tableau avec les rebords est de 60x50 cm c'est-à-dire presque carré format favori de Willem de KOONING , il disait « J’aime les formes carrées, c’est pourquoi je fais des tableaux dont les dimensions sont des multiples de 7 ou 8 par exemple 70 sur 80 pouces … » .

Dans ce cas précis 60X50cm se rapproche de multiple de 7 ‘’x 8’’ .Ce tableau a été acheté à la braderie de Lille dans le nord de la France en 2000 , une des plus grande braderie d’Europe qui a lieu chaque années en Septembre et qui attire des millions de visiteurs de tous les coins de l’Europe.

 

 

En ce qui concerne la période de création de ce tableau je pense que DE KOONING aurait pu exécuter ce tableau entre les années 1968 et 1972 période qui suit la période 1963 avec la découverte des nouveaux paysages de EAST HAMPTION ou il s’est installé définitivement en 1963 et ou sa peinture était caractérisée par la 3eme série de ses « WOMAN » à la fois vaporeuses, douces à dominante de peinture blanche . Cette peinture il l’a voulu comme les reflets de l’eau et du ciel et qui exprimait son nouvel environnement aqueux, ces « WOMAN » n’avaient plus l’aspect inquiétant des "WOMAN" des années 50 et tout semblait apaisement et tranquilité mais depuis 1965 ses vieux démons reprenaient le dessus, aux périodes de calme du début des années 60 perceptibles dans ses toiles et dessins il alternait des périodes de lourdeur et de pessimisme .                                                                                                       



PAGE 1


 

 

 

 

A partir de la série de tableaux « MONTAUK «  de 1969 le rouge le orange remplissent de plus  en plus les toiles . Dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »nous verrons qu’a la différence de l’eau limpide et lumineuse de la mer du début des années 60 s’oppose dans ce tableau l’inquiétant aspect du marais sombre et peuplé d’êtres maléfiques qui au premier coup d’œil ne se remarquent pas car De Kooning intègre dans ses peintures des figures joyeuses, agréables ou des catastrophes, de l’inquiétude non pas par leur objet mais par la façon dont ils sont peints

 

Par ailleurs Cette deuxième partie de peinture des années 60 est plus lumineuse dans ses couleurs moins complexes et dont les personnages et le paysage se fondent dans les tableaux avec toujours un compromis entre figuratif et abstrait , les deux étant toujours étroitement liés parfois dans le même tableau,

 

Comme indiqué dans le résume de mon mail de présentation , au premier coup d’œil de cette toile et vu a une certaine distance on ne voit que des formes abstraites très simples sous des couleurs à deux dominantes de rouge et de noir mais en s’approchant et y regardant de près de nombreux détails font appel à notre imaginaire et en se remémorant l’œuvre de De KOONING ,on y retrouve une profusion de détails mais pour interpréter ce tableau il est nécessaire de connaître ses peintures et dessins antérieurs car il utilise son vocabulaire pictural qui lui est propre , ses "WOMAN", ses formes biomorphes et extraits de corps humains et sa manière de peindre à la fois la manière traditionnelle des grands peintres anciens qu’il admirait, peintres de la MESOPOTAMIE jusqu’à « LE GRECO » et de ses congénères comme PICASSO, MIRO,SOUTINE, MATISSE, BONNARD, GIACOMETTI, GORKY, KLINE et de ses propres découvertes comme la peinture « WET ON WET « , ses mixtures à base de peinture d’artiste avec huile de Carthame, Kéroséne et autres solvants rajoutés à de l’eau et parfois du vernis DAMAR, Il s’est fait remarquer aussi  par ses transferts sur papier journal .

 

Dans ce qui est considéré Comme des accidents de peinture pour les peintres,De Kooning s’en est servi dans ses process de production pour en faire un avantage ( Rides, craquelures, effets de flou, coulures, grattage etc) . Il a voulu créer des difficultés pour être inventif .

 

 

Tout cela on le retrouve en grande partie dans ce tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » et je vais y revenir en détail avec des comparaisons par rapport à ses tableaux emblématiques

 

Dans ce tableau , Je vais essayer de vous convaincre que celui-ci représente 40 ans de travail acharné et que tous les ingrédients qui ont fait la gloire de Willem De KOONING sont présents dans ce tableau ainsi que le ressenti du peintre qui l’a suivi tout au long de sa vie de peintre et vie personnelle qui sont le doute, l’espoir et le désespoir, sa panique existencielle et son pessimisme dans l’avenir de l’humanité, mais aussi la joie , tout cela se mélange en même temps et apparaît dans ses peintures et « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE « en particulier  

                        -PAGE 2-


 

 

J’ai regroupé l’étude de ce tableau en différentes rubriques classées dans les paragraphes suivants , études historiques et scientifiques, études stylistiques et graphologiques

En fin de cette étude vous trouverez tous les livres qui ont servi pour mon étude

STRUCTURE DE L’ETUDE :

 

A-ETUDE HISTORIQUE...................................................

A1 Historique “leg woman in the landsclandscape”….............................................. Page 5

A2 Les années 1967 à 1972 

et « leg woman in the landscape…............................ Page 11


B-ETUDES STYLISTIQUES et GRAPHOLOGIQUES....................................................... Page 17

. B1 Description du tableau « leg woman in the landscape »…............................................................................... Page 17

B2Construction du tableau « leg woman in the landscape…............................................................... Page 19


C-MANIERE DE PEINDRE…............................................Page 23

C 1-Peintures domestiques et peintures de peintre... Page 23

C 2-Examen et analyse technique des matières….  ... Page 25

C 3-Accidents-craquelures-rides-effet de flou…........ Page 27

C 4-Grattage,stries      .                                 Page 31



D- REFERENCES DU CORPS HUMAIN........... Page 33

D1Jambe….................................................  Page 39

D2 - Œil…...................................................  Page 40

D3 – Tête…................................................. Page 40

D4- Chaussures hauts talons…...............    Page 41

D5 Figures humaines- monstres des mar. Page 49


E- PEINTURES-DESSINS-SCULPTURES

E1.-Calques…............................................. Page 49

E2-Paysages…........................................... Page 50

E3-Couleurs…...........................................  Page 53

E4- format du tableau…..........................    Page 56

E5-DOS du tableau…...............................  . Page 56

E6-Sculptures…....................................... .  Page 67

E7-Lettrage…............................................  Page 67

 

F– LES INFLUENCES....................................... Page 68

F1 -Soutine….............................................  Page 71

F2-Giacometti….......................................... Page 73

F3-Gorky….......................................... ....... Page 74

F4-Kline…............................................. .....  Page74

F5- Pollock…..............................................   Page 76


E   CONCLUSION….................................... .... Page 76

 

 

   F- ANNEXES

 -
Comparatifs TABLEAUX DE KOONING  avec "LEGWOMAN IN THE LANDSCAPE       ....................     .......................       Page 78


                                                                                                                                    PAGE 3
 

 

 

 


                                                     FIGURE 1


                    PAGE4


 

 A-ETUDES HISTORIQUES

 

Dans ce tableau , je vais essayer de vous convaincre qu’il représente 40 ans de travail acharné et  tous les ingrédients qui ont fait la gloire de Willem De KOONING et qui résume le doute, l’espoir et de désespoir de l’humanité qui a été sa quête permanente

 A1- Historique de la figure du tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE»

 

Comme indiqué ci-dessus , je situe ce tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » par rapport à l’œuvre de DE KOONING, entre 1968 et 1972 et peut être plus précisément l’année 1971

 

Ces années 1968 à 1972 furent une période d’expérimentation exubérante de l’artiste et de ses œuvres qui sont un mélange en partie de lithographies , dessins , sculptures avec extraits de corps humains, monstres des mers et des marais et des peintures à l’huile dans toutes les teintes  gaies et inattendues

 

Pour réaliser ce tableau le peintre serait parti d’une forme simple qu’il a fixé au milieu de la toile .Cette forme aurait un rapport avec un de ses tableaux emblématiques « WOMAN 1 » puis l’idée de transformer la jambe en forme animale biomorphe à tête d’oiseau vient peut être  de « EXCAVATION » ( figure 23, page 38 )

 

L’évolution du tableau WOMAN 1 a été telle, qu’il a fallu près de 2 ans pour le terminer.

Les photographes Rudy BURCKARDT et Walter AUERBACH ont réalisé 6 photographies qui représentent 6 étapes de l’avancement des travaux . Auparavant il y a eu un dessin d’ébauche de  ce tableau WOMAN photographié aussi par BURCKARDT en 1950 , Le personnage de « WOMAN »était alors debout , les jambes esquissées par quelques traits.

Dès l’étape 1 , Woman 1 devient assis , la position des jambes bougeant très peu dans toute l’évolution des différents stades ,seul change un peu la forme. C’est à cette étape 1 ( FIG 1- 2 , fichier étude page 4-6 )qu’interviendrait l’origine du tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE ». Il y a une grande similitude entre la jambe droite de WOMAN I étape 1 et la forme centrale rouge-orange du tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » similitude à la fois dans les proportions et les contours.( la jambe de WOMAN 1, 1/4 de la longueur totale du tableau est à l'échelle 1 dans tableau "LEG WOMAN IN THE LANSDSCAPE)

 Depuis les années 30 , De Kooning utilisait régulièrement le papier Vélin en guise de calque pour stocker des extraits de ses tableaux,des dessins qui ont servi à ses tableaux futurs, des dessins à mettre dans ses tableaux , ou pour récupérer certaines parties de tableaux ou dessins qui ont été modifiées et qu’il pouvait replacer dans d’autres tableaux . Ces calques il les stockait donc et les numérotait ( Il y a un numéro N° 143 au verso du tableau, peut être est-ce un numéro de calque ?) ( FIG 33, page 59 )                               - PAGE 5-



 

 

 
WOMAN1 ETAPE 1


 
    

                        

                                 WOMAN WITH  BICYCLETTE

                                           FIGURES 2                                      - PAGE 6-





 

WOMAN ETAPE1       



                       

            JAMBE  WOMAN ETAPE1     LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

                                                                                                                                                                                                 Page 6a


                    


 

 

   JAMBE WOMAN ETAPE1   LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

 

 

 


       LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE  Calque jambe WOMAN 1




                                                                  PAGE 6b             

WOMAN1 ETAPE 1

 


Les premières formes biomorphes de ses tableaux ont été obtenues à partir d'objets trouvés dans son studio

Il y a de forte chance que la forme biomorphique du tableau « LEG WOMAN IN HE LANDSCAPE » vient du calque de cette jambe droite de l’étape 1 de WOMAN1, calque qui a été fait pour effectuer le contour de la jambe au charbon de bois .

Sur ce tableau " LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE” il reste des traces du contour au charbon de bois du calque ( FIG 3, page 8 ) qui ont donc été placées sur support du tableau coté charbon de bois et l’appui sur le calque a transféré du charbon de bois sur le tableau . Par la suite des couches de peinture ont été rajoutées par-dessus le charbon de bois et des traces persistent.

 

A titre de comparaison , Dans un tableau de De KOONING comme « WHOSE NAME WAS WRIT IN WATER » de 1975 il y a des couches alternées de charbon de bois de dessins et peinture . Les lignes de Charbon de bois ne sont pas visibles à l’œil nu mais en infra-rouge

 

On remarque que le profil de la forme du tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » est inversé horizontalement par rapport à la jambe de WOMAN 1 , ce qui démontre bien l’emploi d’un calque et son effet de miroir ( Figure 2 , page 6)

 

Si dans ce tableau «LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » on remarque clairement la ressemblance avec « WOMAN 1 » étape 1, d’autres tableaux ne semblent pas être liées dans leur état finaux et pourtant ils étaient liés à un moment donné par calque ou transfert de journal comme " WOMAN IN THE GARDEN " et un dessin de 1969 " UNTITLED" ,"CHARLESTON POSE"


 

Dans d’autres tableaux on retrouve des morceaux de plusieurs tableaux ainsi , dans l’étape 1 de" THE VISIT" on retrouve certaines parties de " MARSCH LANDSCAPE " de 1966 en haut  au centre et certaines parties de « COLOR FOR BLOND WOMAN » en bas à droite

 

 

Originalement je suis donc parti de la jambe droite de WOMAN 1 étape 1 pour l’étude de ce tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » mais il n’est pas impossible d’envisager que  cette jambe a elle-même été calqué sur une peinture ou dessin précédent, que ce soit une jambe ou un bras pris comme modèle de jambe En effet, De Kooning détache dans ses peintures certains membres et les replacent dans la peinture ou d’autres peintures de manière interchangeable, des yeux peuvent devenir des seins, Le nez un pied, une oreille la main et donc un bras une jambe .Il disait lui-même qu’il avait beaucoup de mal à faire une main , une épaule, un pied                                                                                                        

PAGE 7

TRACES DE CHARBON DE BOIS DANS  LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

 

FIGURE 3

                                                     


 

 



 

JUDGMENT DAY           - TETE BEC EN POINTE

 

FIGURE 4

 

 - PAGE 8-

 

 Dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » plusieurs couches de peintures sont venues s’ajouter sur les contours de cette jambe et les contours ont eux même été modifiés à la peinture sans doute pour équilibrer cette forme dans le tableau qui a été centrée dans celui-ci.De tout cela des traces de charbon de bois d’origine du calque restent visibles sous les couches de peinture

 

Cette jambe aux mêmes caractéristiques , proportions et dimensions on la retrouve dans d’autres  tableaux des « WOMAN »des années 50,

Dans « WOMAN WITH BICYCLE » ( figure 1 et 2 page 4-6 )de 1952 en tout point similaire, il s’agit de sa jambe gauche, et dans « WOMAN » 1950 de sa jambe droite ( figure 5 page 10 )

 

D’autres tableaux ont cette forme de jambe sous forme de figure biomorphe mais de manières  plus ou moins hasardeuses. comme « TWO TREES ON MARY STREET » de 1975, "LANDSCAPE AT STANTON STREET " lithographie de 1971, UNTITLED 1968, East HAMPTON XXII de 1968, « WOMAN » 1966 etc  ( Figure 5 page 10 )

 

 

Cette jambe ,le peintre l’a animé d’une figure d’un animal ( oiseau)à son extrémité,composé de 2 petits yeux  sous forme de points noirs et entre les deux un bec  en pointe sous forme d’un V.

Ce n’est pas un cas unique,on retrouve cette même tête dans la figure monstrueuse  en bas à gauche de « JUDGMENT DAY » de 1946 ( figure 4 page 8 )

 

Il existe aussi une petite sculpture nommée N°10 ( figure 41 page ) qui ressemble tout a fait à la figure « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » sculptée en 1969 à Rome lors de son voyage dans l’atelier du Sculpteur Emanuel HERZL , j’y reviendrais dans le chapitre consacré à la sculpture

 

Dans ce tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » De KOONING prend plaisir d’incorporer des silhouettes dans l’arrière plan et de créer ainsi des formes ambigues et déformées qui seront examinées  en détail dans les prochains chapitres . ( Figures 25 page 46 )

 

- PAGE 9-

 

 

 

 


TWO THREES ON MARY STREET                 WOMAN  1950
                               
         

                    SEATED MAN         LANDSCAPE AT STANTON STREET 1971                                                                

                                        

FIGURES 5

         

                                                                                - PAGE 10-







A2 –Les années 1967 à 1972 et « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »

 

 

Je pense que le tableau aurait pu être produit en 1971, c'est-à-dire l’année ou l’artiste a fait peu de tableaux, il était plutôt tourné vers la sculpture depuis 1969 et la lithographie en 1971 , En 1974 il repris pleinement la peinture .

En 1971 il fit une série de peintures dont « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE " pourrait très bien s’intégrer parmi les tableaux de cette année 1971 ( Figure 7 page ) « MAC  ACCABONAC »,« WOMAN IN A GARDEN », AMYTYVILLE » , "FLOWERS MARY’S

TABLE” ,"RED MAN WITH MOUSTACHE” et aussi"RED MAN de 1970 " non pas tant par la forme des figures mais par les couleurs à dominantes de rouge vif , accompagnés de orange, jaune , vert , marron mais aussi par les mêmes techniques de peintures visqueuses, wet on wet qui ont permis des mélanges à la brosse de ces différentes couleurs . De tous ces tableaux cités il y en a un qui se remarque le plus pour être le plus proche de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE », il s’agit de « RED MAN WITH MOUSTACHE » ( Figure 6 page 12 )

 

Comme pour LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE », RED MAN WITH MOUSTACHE »avec le rouge de son visage , sa moustache et le rouge écarlate colorant tout le corps , se détache du paysage .

De la même manière,le rouge de la forme centrale de “LEG WOMAN IN THE LANSCAPE » se détache du fond sombre . Il y a là une singularité car la tendance des tableaux des années 60 et 70 était plutôt à l’intégration des figures dans le paysage sans pouvoir distinguer l’un et l’autre  et comme disait Willem De Kooning pour ses tableaux du début des années 60 « la figure est dans le paysage, le paysage est dans la figure » et donc à ce niveau il y a un changement qui rapproche ces deux tableaux.

 

D’autres similitudes les rapprochent comme cette forme vivante composée de vert et de jaune – orange qui ceinture l’homme au niveau de la taille pour l’empêcher de bouger ( figure 6bis page 14), On a même l’impression que le bras gauche du personnage essaye de se détacher de cette forme animale.

Il pourrait s’agir selon certains spécialistes d’un Cirre, sous classe de crustacés , qui possède des  griffes pour permettre de se fixer sur un support . Certains spécialistes disent que si le personnage à moustache est rouge c’est parce que la forme animale qui l’entoure empêche le sang de circuler depuis le cœur en s’accrochant à lui.

 

De la même manière en bas de la forme biomorphique animale rouge de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE « figure 6 bis , page 14   ),une forme animale composée des mêmes couleurs mélangées de jaune , rouge, orange s’enroule autour de la partie inférieur du corps de l’animal biomorphique à tête d’oiseau pour l’immobiliser et à proximité, un autre animal reptile en forme de serpent aux couleurs vertes et jaune lui longe le corps                                                                                                                                        - PAGE 11- .


 


 

            LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE     RED MAN WITH MOUSTACHE



 

FIGURES 6                      -   PAGE 12-                     


 

 

 

Comme dans de nombreux tableaux de DE KOONING , on remarque beaucoup de formes dont il faut à la fois connaître les formes qu’il a déjà travaillé et de l’imagination pour les rendre identifiables .Dans le cas de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » il y a une forme principale sur laquelle viennent se greffer d’autres formes vivantes tout autour et convergeant vers celle-ci

 

 

Dans les deux tableaux ;il s’agit d’espèces animales malveillantes, indéfinies mais les similitudes ne s’arrêtent pas là : On remarque dans les deux tableaux des coulures très larges ( figures 9 , page 20 )de peinture dans les mêmes formes et en tout point identique, qui sont dues à l’application de peintures wet on wet qui n’ont pas été lissées avec spatule ou brosse. Il est à remarquer que le coulage de la peinture de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » se fait vers le haut ce qui signifie que le tableau est travaillé dans tous les sens, ce qui est aussi une particularité de Willem De Kooning

 

Dans les deux tableaux on remarque aussi de nombreux grattages de la peinture restés ainsi inachevés. ( figures 14 , page 26 ) , des traces de brosses et des coups de peintures appliqués larges en serpentins aux bords arrondis ( figures 6 page 12 )et aussi ce marron couleur foie ( figure30 page 52 ) cuit dont Willem De Kooning a expliqué qu’il lui a fallu un mélange de 6 couleurs différentes  pour arriver à cette teinte bien particulière et inimitable.

 

Voici donc une description comparative entre « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » et« RED WOMAN WITH MOUSTACHE » , on pourrait en trouver beaucoup d’autres avec autant de similitudes  datant du début des années 60 au début des années 70 .

 

Autre exemple significatif « RED MAN » de 1970 ( figures 7 page 16 ) avec forme centrale rouge et autour des couleurs orange , jaunes, vertes ,marron et attaqué de toutes part par des montres marins à la différence de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » ceux-ci sont dans des couleurs très claires de blanc un peu rosée . Comme « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » la technique de capture est la même, un des monstres le ceinture aux pieds pour l’empêcher de s’échapper et permettre aux autres de l’écorcher et peut être le dévorer

 

 

Ce rouge dominant et placé partout dans les peintures démarre surtout depuis la série des peintures MONTAUK en 1969.

 La question que l’on peut se poser ? Pourquoi ce tableau « LEGWOMAN IN THE LANDSCAPE »fait principalement de rouge orange jaune sur un arrière plan sombre de noir, marron ,vert foncé ,respire tant , l’inquiétude, l’angoisse ,le désespoir alors que quelques années plus tôt au début des années 60 ses tableaux sont resplendissants de lumière blanche avec des couleurs claires qui respirent eux la joie, reflet de la nature , du ciel, de la mer, des plages c'est-à- dire tout ce qui le fait vibrer depuis qu’il a élu domicile a Est HAMPTON en 1963

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RED MAN WITH MOUSTACHE                      ENROULEMENT d’un  CIRRE

 

 

 

 

 




 

 

LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE      ENROULEMENT d'un reptile des marais

 

 

FIGURE 6 BIS

 

 

- PAGE 14-


 

 

 

L’année 1971 semble propice à DE KOONING aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

Son tableau de nature morte « FLOWERS MARY’S TABLE » « figures 7, page 16 ) montre une palette de tons chauds, clairs , tapotés de flash de blancs , ce tableau semble transmettre la joie , symbolisée par les effluves de fleurs vers la table au centre du tableau rayonnante de clarté.

 

 

Depuis 1969 il s’est mis à la sculpture, Ses peintures sont présentées dans le nombreuses expositions, galeries, il voyage en 1968 en France, Angleterre, en 1969 en Italie ou il reste plusieurs mois, en 1970 au japon ,Il a une nouvelle relation avec Emilia GILGORE et pourtant ses démons le hantent toujours , la boisson et son tempérament désespéré reprennent régulièrement le dessus sur la joie, le calme, la tranquilité .Il disait : « Quand je tombe je vais bien,…c’est quand je vais droit que c’est ennuyeux » ou « Si je m’intéresse au désespoir c’est qu’il m’arrive parfois d’être désespéré »

Il n’est donc pas étonnant qu’au milieu de peintures qui respirent la joie, d’autres semblent désespérées comme cette toile « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »

 

Les années 50 sont marquées par ses "WOMAN" considérées par certains comme monstrueuses ou démoniaques, Les peintures des "WOMAN" des années 60 semblent plus tranquilles plus douces mais cachent aussi des peintures encore plus monstrueuses et démoniaques comme «

THE VISIT » en 1966-7 ( figures 27, Page 48 ) , « THE MAN »en 1967, ( figures 26 page48 )

« UNTITLED » en 1970, ( figures 28 page48 ),« WOMAN ON A SIGN I « de 1967, " EAST

HAMPTON XXII “en 1968 ( Figure 17, Page30 )  et d’autres .

 

 

Dans le chapitre consacré aux monstres il est fait référence dans certains tableaux aux peintres du moyen age  Hyeronymus BOSCH et BRUEGHEL ( figures 26 -28 page 48 )  mais aussi à Francis BACON que De KOONING a rencontré en 1968 et dont il appréciait les peintures.

 

Les années 70 ne font donc pas exception avec le tableau « UNTITLED » dont on ne connaît pas l’année précise mais qui pourrait être de 1970 . ce tableau de De KOONING qui fait froid dans le dos se rapproche de l’effroyable effet de la peinture de GOYA « Saturn devouring one of his son » ( figures 28 , page 48 )

 

Dans ce tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » on ne peut pas ne pas penser également à SOUTINE , à ses personnages aux couleurs rouges sur fond sombre de Marron, noir ou vert et plus précisément aux tableaux de bœufs écorchés . Un chapitre sur SOUTINE et WILLEM DE KOONING est consacré dans cette étude ( Figure 43  page 72  )

 

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                      RED MAN                     AMITIVILLE 1971       WOMAN IN THE GARDEN 

 



                       FLOWERS MARY’S TABLE 1971

                    

  FIGURES 7

 

               

 

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B-ETUDES STYLISTIQUES DU TABLEAU 

« LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »

 

B1-Description du tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »

 

Au premier coup d’œil sur le tableau et en faisant abstraction de tout ce qui a été dit précédemment tout en restant à distance du tableau, le tableau semble abstrait et l’on remarque  une masse centrée composée de rouge ,orange , jaune qui traverse le tableau de haut en bas.

Différentes couleurs entourent cette masse de coups de pinceaux larges,du vert , du jaune, du noir  brillant du marron ,sur un arrière plan très sombre ponctué de trous de lumières en longueurs et obliques qui convergent vers le centre

 

 Sur le dos du tableau un long coup de pinceau rose en travers de la toile et sur la traverse en bois du milieu badigeonnée par une peinture rose (Figure 33 page59 ) , un genre de calligraphie qui semble incompréhensible ( figures 34 , page60 ) mais qui va s’avérer très intéressant ,que vous pourrez découvrir dans le chapitre consacré au dos du tableau . Voilà le premier regard je l’avoue que j’ai eu de ce tableau ,

 

Ma conjointe l’a acheté pour ses jolies couleurs noires et rouges . Il semblait décoratif pour sa maison et la personne qui lui a Vendu le tableau en 2000 à la braderie de LILLE n’a sans doute  pas cherché plus loin que son aspect abstrait et décoratif .

 

Depuis que j'ai entrepris l’étude de ce tableau et me suis imprégné de la vie et l’œuvre de DE KONNING, ce que j’ai trouvé est extraordinaire . J’ai trouvé dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE " un résumé de 30 ans de vie artistique de DE KONNING des Années 40 aux années 70 ce qui montre qu’il y a une continuité dans l’œuvre de DE KONNING sans ruptures nettes d’un style à l’autre dans son œuvre , il y a seulement des paliers de 7 ans en 7 ans ou DE KOONING met en œuvre ses dernières recherches et trouvailles sans dénigrer les précédentes .

 

Toutes les choses que j’ai découvert dans cette œuvre ne sont pas venus immédiatement à moi mais au fil des mois et des années et après des heures et des heures à contempler ce tableau tellement riche de détails picturaux . Encore aujourd’hui il m’arrive découvrir une nouvelle nuance, une nouvelle combinaison hasardeuse, une nouvelle silhouette .

 

Pour De KOONING, aucun objet peut être lié à une quelconque sorte de réalité. Il disait : Quand vous me demandez si une forme particulière dans l’une de mes peintures montre une tête de femme,un poisson,un verre , un oiseau ou les 4 à la fois, je ne peux vous donner une réponse catégorique …J’ai introduit parfois des formes qui n’ont pas de sens littéral ….que ce soit des objets qui n’ont pas de sens pour moi sauf dans la mesure ou il existe un rapport entre eux et moi » 

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LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

( vues du travail sur les 4 cotés)

 

 


           
                                                                                                                                                 8

                  Chaussure à L'horizontale

                                           

 

 

 

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On retrouve toujours l’abstraction et le figuratif et dans la plupart des tableaux de DE KOONING, la présence de corps humain ou de membres de corps humain, qui sont juste esquissés, suggérés et sujets à diverses interprétations

 

De KOONING préservait chaque œuvre d’une qualité d’inachevée ( Figures14 , Page26 ) . Les peintures ne semblent pas être dans un état final. Ce tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » est comme un être vivant , il vit , il évolue .

Comme beaucoup de ses tableaux le peintre peut le reprendre avec le temps par sa technique du WET ON WET et donc en définitive, il peut soit comme il dit « Sortir du tableau » et le laisser en l’état et éventuellement reprendre certaines formes dans un autre tableau à entreprendre, soit retravailler sur ce tableau en grattant et repeignant dessus

 

 

Les matières utilisées sont souvent les mêmes depuis le début de sa carrière de peintre . Bien sûr se sont rajoutés au fil des années d’autres matières et mélanges qu’il a crée ou découvert par accident .

 

DE KONNING était reconnu comme un véritable créateur mais il ne faisait pas table rase du passé comme certains peintres expressionnistes abstraits de sa famille . Il a aussi utilisé la façon de faire des grands maîtres du passé qu’il admirait : RUBENS, REMBRANDT mais aussi plus Proches et ses congénères , PICASSO, MIRO,BONNARD,MONDRIAN, GORKY, KLINE,GIACOMETTI, SOUTINE mais il voulait rester lui-même tout en restant connecté au passé de la peinture

Dans ce tableau nous le verrons il y a des signes aux peintres qu'il admirait le Plus ,SOUTINE« Figures 43 , page72 » , GIACOMETTI ( figures 20 page34 ) ,GORKY (Figures 44 , page75 ), KLINE

 




B2-Construction du tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »

 

Comme beaucoup de ses tableaux De KOONING part d’une forme figurative ou abstraite, d’un extrait de corps humain placée au centre du tableau soit par un dessin, un transfert , par collage, ou par calque comme semble t’il ce serait le cas dans ce  tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » . Ensuite d’autres idées viennent se greffer au fur et à mesure qu’il rajoute  en improvisant ( comme un morceau de jazz improvisé à partir d’un riff).Il n’a qu’une vague idée au départ de chaque tableau et il aboutit d’une idée à une autre par association.

Il arrive un moment ou il a tendance à abandonner la toile sans la finir et comme il le dit, « je sors du tableau » et alors , soit il le garde ainsi soit il le jette ou soit il sert de démarrage à un autre tableau sur les mêmes bases de figures et de couleurs et il part dans une autre direction

 Je pense que le tableau"LEG WOMATHE LANDSCAPE»a suivi le même cheminement  soit avec l’option d’abandon inachevé ou peut être il aurait pu prendre la direction d’un nouveau tableau « RED MAN WITH MOUSTACHE » en gardant non la forme mais l’idée et les couleurs. Le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » est resté tel quel , gratté et inachevé                           - PAGE 19-


COULURES ASCENTIONELLES

    SECRETARY                                    A TREE IN NAPLE
                                        




  COULURES
                                                

 RED MAD WITH MOUSTACHE (1971)

 LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

                                    FIGURES 9

 

                                                       



                                                           - PAGE 20 -



 

 

A partir de la figure centrale de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE, le processus de la peinture est un enlacement tout autour .Il badigeonne la peinture tout autour de l’image centrale , la peinture semble converger vers le centre, vers la figure centrale par amoncellement et superposition de différentes couches. De ce point de vue cela ressemble au tableau "DELIGHT – BILL LEE « 1946 avec le balayage des masses vers le centre de la composition ou elles se heurtent et se chevauchent .

En ce sens le tableau le plus proche de «LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » » est« FLOWER MARY’S TABLE » de 1971 ( figures 7 page 16 ) ou les touches sont disposées tout autour du centre et y convergent. A partir de là,chaque coup de peinture amène une nouvelle situation dans la peinture.

Les nombreux grattages faits sur « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » jusqu’à la toile montrent qu'il ne semble pas y avoir une couche de fond , ce qui n'est pas étonnant chez DE KOONING ,c'est ce qu'il appelle lui même " peinture non environnement" peinture sans fond. Les tableaux "Zurich" et Excavation" sont particulièrement parlants et reconnus à ce sujet ou DE KOONING a passé des semaines de grattage sur ces tableaux pour leur donner l'aspect , la texture , l'épaisseur et le lissage des couches qu'il souhaitait

 

Le peintre semble avoir travaillé la peinture sur les 4 cotés en faisant tourner le tableau sur des orientations différentes (, figures 8 page18 ). Il aimait voir comment les choses étaient à l’envers.

 

En effet , nous remarquons dans la partie de la tête de la figure centrale des coulées de peintures rouges vers le haut (, figure9, page20  )            

 

Dans le tableau « WHOSE NAME WAS WRIT WATER en 1975, des gouttes s’écoulent vers  le bord gauche puis brusquement à 90 degrés

 

Nous retrouvons aussi dans " SECRETARY " de 1948 , ( figures 9 , page20 ) des coulées de noir vers le haut dans la partie jaune en haut au centre du tableau ou autre exemple avec ce même tableau ou le spécialiste de De Kooning Mr John Elderdield mit le tableau « SECRETARY » a l’envers pour s’apercevoir qu’il était identique au tableau « NIGHT », L’un avait servi à produire l’autre à l’envers . Il disait : « j’essaye de me libérer du haut et du bas , de droite et gauche, du réalisme…. »,Dans " A TREE IN NAPLE " ( Figures 9 page20 )des coulées noires remontent sur le bleu du  dessus .La masse noire brillante ( figures 19 , page32 ) en forme de monstre des marais contre le flanc   gauche de la  forme rouge à tête d’oiseau aurait pu être peinte dans l’horizontalité (, figures 10 page22 ) . Ces deux masses semblent enlacées l'une dans l'autre, là aussi il existe des exemples similaires dans l'œuvre de DE KOONING , il signale en 1967 que ses dessins de cette époque ont été fait à l'horizontale , un des dessins représente une femme accrochée à l'autre ( figures36 page 61 ) mais si la feuille est retournée sur le côté il paraît évident qu'elle est penchée sur la deuxième femme qui est couchée sur un divan ou un lit.                                                                                                                           – PAGE 21 -



 

            TECHNIQUE WET AND WET

LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE          WOMAN WITH MOUSTACHE

FIGURE 10



 

GRATTAGE CHAUSSURE HAUT TALON

FIGURE 11

 

 

 

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Au verso du tableau sur le morceau de bois transversal (figures 33-34 page59-60 ) parait une calligraphie faite de coup de crayon et d’ovales .Si on renverse le tableau à 90° a droite, il apparaît une tête de femme ressemblant à la tête du tableau « MARILYN MONROE » de 1954 ( figures 39 page64 ) ou aussi dans une certaine mesure à la tête du dessin au charbon de bois

« Woman 1965 » ( Figures 40 bis , page66 )avec le visage creusé, échancré et cheveux représentés par des cercles ovales.

si on renverse le tableau dans l’autre sens à gauche à partir de sa position initiale apparaît une tête d’homme ( Figures 39 , page64 ). Et juste au dessus une tête d'oiseau reconnaissable à son bec . (, figures 34 ,page 60 ) et sa houppette

 L’engagement de DE KONNING  pour l’image du corps humain est présent tout au long de son œuvre notamment avec les séries des « WOMAN » mais aussi des membres de corps humain extraits et présents dans ses tableaux et dessins , bras, torse, jambes, yeux. Des peintures d’abstraction apparentes conservent des allusions figuratives avec des restes de corps humain

( DELIGHT BILL LEE, EXCAVATION, ATTIC , WOMAN IN THE LANDSCAPE, EASTHAMPTON XXII ( figures 17 page 30 )

 

D’autre part on retrouve très souvent des formes identiques d’extraits de corps humain dans différents tableaux de DE KOONING ( WOMAN ACCABONIAC, WOMAN 1965 , ) que ce soit dans le même sens ou avec effet de miroir. En effet, DE KOONING depuis le début qu’il peignait faisait des calques ou reprenait les contours avec le charbon de bois ,des corps humains et des membres, il les classait et les reprenait dans ses peintures ultérieures mais ses formes reprises sont parfois peu reconnaissables car elles sont souvent grattées ou couvertes de peintures à travers

 

Cette figure centrale de « LEG IN THE LANDCAPE , calquée sur l'état 1 de WOMAN 1 et son fond correspondent tout à fait  à la manière de peindre de DE KOONING et  ses couleurs si particulières

 

 

C MANIERES DE PEINDRE

 

C1-Peintures domestiques, peintures de peintre

 

 

Au début de sa carrière , Willem DE KOONING ne vendait pas et il était pauvre à ne pas pouvoir s’acheter des peintures de peintre et des toiles aussi il achetait des Peintures du commerce pour usage domestique et des peintures Email moins chers , il peignait également sur le verso de toiles comme par exemple le tableau recto verso BLACK FRIDAY de 1943.( figures 33 page 59)


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Brossage red man with moustache         Brossage leg woman in the       landscape  


FIGURE  12

                           GRATTAGE LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE JUSQU’A TOILE



GRATTAGE EXCAVATION

      FIGURES 13                                                      - PAGE 24 -



Par la suite quand ses tableaux se vendirent il garda dans certains de ses tableaux cette habitude de peintures commerciales pour obtenir certains effets qu’il n’avait pas avec les peintures en tube de peintre qu’il utilisa d’une manière générales à partir des années 60 notamment les peintures BELLINI préparé par Mr BOCOUR et sans doute dans ce tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » les peintures en tube WINSOR AND NEWTON

 

C2 –Examen et analyse technique des matières

 

L’examen technique et l’analyse technique des peintures des années 60 et début 70 est bien expliqué dans le livre de SUSAN F LIKE et MICHEL SCHILLING « WILLEM KOONING, THE ARTIST’S MATERIELS » il montre que DE KOONING dans ses travaux continuait beaucoup de pratiques qu’il utilisait déjà en peinture dans les années 1940-1950 . Il développait simultanément de nouvelles techniques et adoptait de nouveaux matériaux qui convenaient mieux à son environnement .

 

Les travaux de cette période ne marquent pas une forme de rupture avec ses pratiques antérieures mais plutôt une réorientation. La priorité de DE KONNING pour les années 50 et surtout les années 60 était de trouver des peintures qui sèchent le plus lentement possible et des peintures qui restituent le mieux les clartés du paysage et de l’eau de LONG ISLAND et EAST HAMPTON ou il s’installera au début des années 60 . Il  expérimenta et appliqua  avec méthode la lenteur du taux de séchage de sa peinture afin de pouvoir avec un temps assez long continuer à rajouter des couches de peintures sans que les couches inférieures soient déjà sèches directement sur la toile et cela lui permettait de faire des mélanges directement sur la toile avec les peintures superposées à la spatule et aussi de gratter tout ou parties des surfaces ,ne laissant ainsi que quelques traces de peinture. En parallèle il continuait aussi à utiliser le papier journal ou du papier velin au dessus de sa peinture pour ralentir aussi le séchage. On lui donna même l’idée d’utiliser ce même papier qui a servi pour recouvrir la peinture pour faire des œuvres à part entière.

 

Ceci est particulièrement visible dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »

. En bas de celui ci une forme animale ,enroulée autour la forme centrale biomorphique à tête d’oiseau a visiblement des couleurs de mélange de Jaune , rouge,, vert qui avaient été superposées en couche au préalable et mélangé à la spatule (Figure 6 bis , page14 ) , cela a pu se faire grâce à sa technique du wet on wet qui retarde le séchage. À côté le peintre a gratté la peinture pour laisser apparaître une chaussure à haut Talon , orientée vers le haut(FIGURE 8, page ) . Juste a coté de la chaussure, le peintre a passé une brosse a poils durs et laissé les marques très prononcées des poils de brosse (,figure 12 page24 ) qui laissent apparaîtrent les couches du dessous et un mélange des deux couches . Ces marques dues à la brosse se trouvent dans de nombreux tableaux de DE KOONING à l’exemple de " MONTAUK HIGH WAY"" SUBURB IN HAVANA"" FIGURE IN LANDSCPE" de 1951 et plus proche « RED MAN WITHMOUSTACHE » en haut du tableau (figure 14 page26 )

 

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                                    GRATTAGE

WOMAN , RED HAIR…. 1965                    LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

 

FIGURES 14

 

 

 

 

CRAQUELURES


leg woman in the Landscape           

                                       WAVES

FIGURES 15


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 Un peu plus haut de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » le peintre a gratté la peinture  jusqu'à la toile ne laissant que quelques tâches résiduelles de peinture afin de donner de la lumière au tableau (,figure 13 , page24   )  ll avait donc commencé vers les années 50 et au delà jusqu’aux années 70 à utilisé une peinture  d’artiste dont il pourrait s’agir de WINSOR AND NEWTON accompagné d’une mixture , pour permettre de ralentir le séchage tout en ayant à la fois viscosité , fluidité et douceur de la peinture . Cette mixture est composée d’huile Végétale de Carthame, de solvants Benzène , Kérozène , d’eau et parfois d’un peu de vernis Kamar. A l’époque du tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » la préparation de ce mélange a changé brutalement quelques temps auparavant suite à une étude qui avait conclu que le mélange qu’il réalisait en fouettant l’ensemble peinture et mixture dans un bol aurait pour conséquence de dégrader la peinture dans un temps très court et donc par la suite pour éviter cette conséquence désastreuse ,il appliquait directement les produits sur la toile ou les préparait sur une palette avant de les appliquer.

 

Dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » on retrouve bien ces types de matières huile-mixture en bas du tableau ou la peinture wet on wet a été appliquée, on s’en rend compte par les couleurs vertes, jaunes, rouges superposées et mélangés à la spatule et et à la brosse et nous le verrons par la suite les aspects visuels des rides ( figures 16 , page 28 )

 

 

C3 –Accidents, craquelures d’alligator rides- effets de flou

 

DE KOONING considère certains défauts de peinture qu’il remarqua comme des effets inattendus dans son processus créatif qu’il souhaita préserver. DE KOONING faisait parfois un mauvais usage de ses matériaux dans l’intention claire de créer des accidents et de combattre le contrôle technique.

 

Par exemple  le tableau  « THE WAVES » (figures 15 , page26    ) se compose de différentes couches de peintures qui se craquelèrent au moment du séchage, dans celui appelé « ZURICH

» ( figures 42 , page 70 ) il s’est développé de fines craquelures d’alligator. Les craquelures arrivent normalement quand l’enduit supérieur de la peinture est moins élastique ou flexible que les sous-couches ou quand la couche a été préparée improprement. Il peut être du aussi au vernis DAMAR que De Kooning utilisait.

On ne sait pas si les surfaces de ZURICH ont été planifiées ou constituées d’un heureux accident

L’expérience du tableau de ZURICH,est reconduit dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE. Est-ce voulu par le peintre , est ce dû au vernis Damar, ou un accident ultérieur dû au lieu de stockage du  tableau  dont  la température avait de fortes variantes ?


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    RIDES LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

 

 

      
        R
IDES TWO FIGURES IN A LANDSCAPE 1967

                                      FIGURES 16


                                                                -PAGE 28-

 

 

 

 


Dans ce cas précis DE KONNING aurait peut être voulu créer une peau écaillée de la masse noire qui pourrait être considéré comme un animal monstrueux des marais. La masse orangée écaillée quant à elle correspondrait à la peau de cet être anatomique crée à partir d'une jambe de WOMAN 1

Si à partir d’accidents de peinture , il a crée des craquelures d’alligator , on remarque aussi dans ce tableau d’autres accidents différents qui ressemblent à des rides formées de parties ondulées de petites sections placées sur la surface à différents endroits.

 

 

Ces aspects de rides sont des événements communs dans la surface de travail des tableaux de DE KOONING des années 60 tels que « TWO FIGURES IN THE LANDSCAPE » et 70 tels que « WHOSE NAME WAS WRIT IN WATER » qui représentent le même type de rides que celles du tableau " LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE" (figure 16 page28)

Ces formations non conventionnelles telles que celles-ci résultent peut être d’1 excès d’addition d’huile de Carthame et d’eau dans la mixture préparée pour wet on wet . Cet excès contribue à augmenter l’hydrolyse des glycérides qui contribue à la formation des acides gras libres et de pliage de la couche supérieure type rides . ces acides gras restent liquides à température ambiante, ils restent mobiles dans un film de peinture . On peut comparer la surface de la peinture comme une peau sur la surface encore humide et comme la peinture sous - jacente est oxydée , elle perd de la masse  et se rétrécie sous la peau ( la sous couche) d’où l’effet de ride.

 

Ces marques et ces rides à la surface des peintures de cette période pourraient être considéré comme des défauts de mauvaises peintures. Sans doute DE KOONING les a voulus ainsi pour les exploiter dans sa peinture.

Dans les années 60 DE KOONING a souvent utilisé ce type de rides avec une peinture rose pour donner un aspect de chair humaine

 

 

Dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » les rides se trouvent en grand nombre dans les parties noires en bas du tableau à droite et à gauche dans un petit ilot dans la partie marron en dessous de la tête grise genre GIACOMETTI,dans une toute petite partie de la figure anatomique rouge et en face dans la tête noire du monstre dévorant

 

 

 

 

 

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EAST HAMPTON XXII                  LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE



 

         




                          FIGURES 17 

 





               
                                           

               


            UNTITLED 1976  ( composition with figures)


FIGURE 18                             - PAGE 30-

 






 

 

 

L’explication si on peut en donner une ? ,c’est que ce n’est pas fortuit de la part de DE KONNING, les rides noires à droite correspondent à l'eau ondulante des marais , à gauche en bas elles sont utilisées comme surépaisseur dans la masse noire pour marquer les yeux et le visage d'une tête de WOMAN similaire a celle de "WOMAN AND BICYCLE " de 1952-1953 (figure 22 , page 38 ) , quant aux rides dans la partie rouge de la figure anatomique en haut a gauche il peut s’agir de rides de la peau écorchée, ensanglantée tout cela si tenté que l'on cherche a donner une explication tangible mais comme chacun sait , De KOONING ne donne jamais d’explication sur la signification figuratives de ses tableaux , la réalité de ses œuvres c’est au spectateur de déterminer ce qu’il voit et pour De Kooning toutes les explications sont bonnes du moment que cela vient des sens, des sentiments , De Kooning ne montre pas la réalité, il la suggère.

 

J’ai par curiosité réalisé le test de l’aiguille indiqué dans le livre « Willem De Kooning , The artist’s materials » de SUSAN F LAKE et je peux dire qu’il est concluant malgré une peinture de plus de 40 ans ( 46 ans depuis 1971)

En effet j’ai pu introduire une aiguille à travers l’épaisseur des rides et j’ai pu constaté que la peinture en dessous était encore visqueuse, l’aiguille s’est introduite dans l’épaisseur sans difficulté et le trou dégagé par l’aiguille s’est rebouché au bout de quelques minutes. D’après SUSAN LAKE et Michael SCHILLING c’est le signe que cette mixture d’huile d’artiste, huile de Carthame, de solvants et d’eau est bien présente dans cet endroit et que les acides gras qui se sont formés  ne se sont pas entièrement évaporés même après 40 ans

 

C4-Grattage, stries

Chaque coup de peinture amène une nouvelle situation dans la peinture .Dans de nombreuses œuvres de De KOONING, des couches de peintures sont rajoutées, grattées, drippées, frottées ,brossées, barrées, travaillées au couteau, et gommées. Ce n’était pas l’immédiatibilité qui était de mise alors mais le résultat du temps . Une toile comme WOMAN I a mis 2 ans à être terminée. Il n’était pas rare que DE KONNING grattait et retravaillait ou grattait et laissait la peinture brute après grattage, des résidus de peintures restaient ainsi dans le tableau non fini. Ceci est visible dans des tableaux tels que le tableau « EXCAVATION » de 1950, il gratta sa toile pendant des mois pour enlever de la couche noire ( figures 13 , page 24 ). Dans le « WOMAN » de 1948 il gratta et décapa beaucoup sur la surface initiale de noir et blanc de la peinture , précédent le commencement de l’image actuelle de la figure


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LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE                          WOMAN 1

 

 

 

                        Untitled 1970-1974


FIGURE 19



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Dans « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » cette technique du grattage a été très largement  utilisée. le peintre semble avoir gratté jusqu’à la toile ( figures 13 , page 24 ) certaines parties sombres du tableau pour donner l’impression d’une trouée lumineuse dans la masse sombre de noir, marron , vert qui représente soit  figurativement des Zones de terre grises dans le marais, seul quelques points ou quelques fragments de peinture subsistent pouvant représenter la végétation des marais ,ou autre explication ces trouées claires dans le marais sombre pourraient représenter les conséquences d’un ciel crépusculaire avec des nuages et zones de ciel dégagées qui se reflètent sur l’eau pour lui donne son aspect du tableau

 

Grattage aussi en bas a droite de la forme biomorphique rouge pour donner l'aspect d'une chaussure haut talon (, fig 11 page22 )ou en haut a droite pour donner la forme d’un visage(figures 20, page34  ), allusion au portraits dessinés, Têtes noires , de GIACOMETTI

 

Enfin en haut , a droite au dessus des yeux de la forme biomorphique rouge , se remarque une zone de grattage a différents niveaux ( figures 14 , page26 ). Un niveau ou seul la peinture du dessus orange rose laisse apparaître la couleur du dessous verte et une zone ou le grattage a enlevé toutes les couches jusqu’à la toile. La particularité est que ce grattage est resté tel quel, visible sans que le peintre ait retravaillé cette zone

 

Un autre procédé non conventionnel que l’on retrouve dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » est la disposition des stries dans différentes parties du tableau sans doute travaillés à coup de brosses  a poils durs sur la peinture wet on wet (, figures  12 , page 24  )

 

Tout cela , craquelures , rides, grattage, stries donne de la vie, de la diversité , de la luminosité  du relief au tableau. C’est ce que nous allons voir dans les paragraphes suivants :

 

 

D- REFERENCES AU CORPS HUMAIN , EXTRAITS DU CORPS HUMAIN ET ACCESSOIRES

 

D1-Jambes

 

Des tableaux de De KOONING contiennent des fragments de corps humains qui semblent émerger de la peinture , appliqués en couches , rien d’explicite, que des suggestions . Dans « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » cela concerne naturellement la forme principale découlant de la jambe de "WOMAN 1 ,étape 1" ,mais aussi des têtes des « WOMEN des années 50 » des têtes d’homme.

Ils contiennent aussi des fragments de culture populaire et des images d’objets de vulgarisation

« DANS LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » cela concerne , Une tête dans l’esprit des portraits des têtes noires de GIACOMETTI (figures 20 , page34 ) , la chaussure Haut talon ( figures 11 , page22 ), des monstres aquatiques ( Figures 17 page30   )  de la mer et des marais.                                                               – PAGE 33-                         





TETES NOIRES  GIACOMETTI


           

           FIGURES 20


   OEIL            



  FIGURES 21

DOS LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE         EXTRAIT UNTITLED Spoleto

 

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Parmi les expressionnistes abstraits, DE KONNING était avec GORKY le seul à intégrer la figure humaine, ou extraits de corps humain dans ses tableaux .

 

Depuis les années 40 les peintures de DE KOONING sont riches en références au corps humain ( épaules-seins-tête-main etc) mais pour les identifier il est nécessaire de connaître ses peintures et dessins des figures antérieures dans lesquels les différentes parties de l’anatomie sont isolées et savamment juxtaposées ; Il est important pour l’artiste que dans l’ambiguité intentionnelle des formes abstraites se cachent des figures humaines, des animaux, des paysages

 

De KOONING dit : « Les formes abstraites doivent avoir une ressemblance »

 

Beaucoup de tableaux de DE KONNING contiennent des fragments de corps qui semblent émerger de la peinture appliquée en couches. Il finissent les uns contre les autres , ici un coude, une cuisse mais rien d’explicite , rien que des suggestions, ils contiennent aussi des fragments de culture populaire mais aussi des fragments de ses points d’intérêt , de ses références à la peinture,

 

Dans d’autres tableaux ou dessins il commençait avec une chose aussi banale qu’un pouce et ensuite il improvisait suivant les sensations de l’instant puis laissait le tableau incomplet, le grattait , rajoutait de nouvelles couches , le recommençait une fois , deux fois jusqu’à ce qu’il mette la mention « a ne pas jeter » Ses matières de peinture Wet onWet lui permettait de laisser le tableau non terminé en attente et de le reprendre plus tard

 

Dans le tableau "LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE" il a probablement fait d'abord des larges coups de peintures colorées à la spatule directement sur la toile sans couche de fond, du vert pour placer au centre la forme calquée au charbon de bois de la jambe de l’étape 1 de WOMAN 1 , ensuite il a probablement peint la forme biomorphique de rouge orange jaune et rose tout en laissant les contours du charbon de bois visibles ( figures 3 , page 8 ) puis il aurait  complété les peintures en partant de l'extérieur de la toile pour converger vers le centre. Toutes ses techniques sont utilisées dans ce tableau Wet on Wet, rides, Craquelures, superposition de peintures, mélanges de couleurs à la brosse, grattage,

 

De KOONING avait une propension à éviter de peindre ou dessiner les mains, il avait des difficultés avec les épaules , les bras . Dans la plupart des tableaux ,les épaules, les bras semblent détachés du corps humain pour être des organes indépendants.

Il en est de même de la jambe « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » qui aurait été calquée à partir la jambe de l’etape 1 de WOMAN 1 et placé au centre du tableau à la verticale peint en rouge , jaune , orange, rose charnue et à partir de tout un environnement fait de marais, végétation et monstres maléfiques  est  mis en place

La forme centrale semble flotter et le fond du tableau, paysage de marais est vu du haut, du ciel

 

Cette jambe, le peintre la transforme en être anatomique biomorphe muni d’un corps simple tout en longueur , une paire d´yeux, un bec d'oiseau , qui est malmené , victime de son environnement monstrueux et maléfique qui sera détaillé dans le chapitre sur les monstres


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Il existe d'autres cas de jambes animées en êtres anatomiques autonomes dans un paysage aqueux à l'exemple de "EAST HAMPTON XXII" de 1968 ( fichier 17 , page30 ) , ici l'image principale à partir d'une jambe et la cuisse est un poisson ou l'on remarque une tête à l’extrémité munie de ses yeux et branchie sur le coté , à l'autre extrémité , l'animal aquatique est enlacé à gauche du tableau par un prédateur à tête de WOMAN verticale dans le tableau ( figures 17 , page30 ).,Cette tête ressemble étrangement à la tête de WOMAN située au même endroit mais  horizontale dans « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » en bas à gauche et qui suscite la même inquiétude de férocité, cette tête dont les bras immobilisent sa proie , Dans les deux tableaux ,il s’agit d’une tête sombre , le sommet du crane en V et yeux inquiétants . Ces deux têtes peuvent aussi être comparées à la tête du célébre tableau « Woman with bicycle » de 1952 ( figures 22 , page38 )

 

Dans le cas de « Leg Woman in the Landscape » l’enlacement au bas du tableau est imagé par un animal malveillant qui empêche tout mouvement et permet aux autres monstres présents dans le tableau de s'approcher et commencer le dépeçage de la forme à tête d’oiseau (figures 6 BIS , Page 14 )

Un autre exemple comparatif de jambes également intéressant dans les deux tableaux "WOMAN SAG HARBOR » de 1964" et « WOMAN » de 1964" . La jambe droite et la chaussure haut talon de « WOMAN » 1964 est probablement le transfert d'´une version antérieur de "WOMAN SAG HARBOR" , la version plus récente est de ce point de vue moins visible car des parties ont été raclées , il a été repeint dessus et rajouté des contours au charbon de bois.

 

Un dessin avec forme allongée biomorphique ( comme une jambe ou un bras) à tête de poisson se trouve dans le même environnement de vue aérienne d’un poisson dans le marais dont on remarque les oscillations de l’eau qui dans le cas de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » sont représentés par les rides ( figure 18 , page30  )

 

 

De même la jambe de Woman 1 stade 1 et celle " LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE " sont similaires , l'une est sans doute le calque de l'autre , des larges coups de peintures qui sont venus s'ajouter dessus rendent ce transfert plus faiblement visible (figures 2 , page6 )                            

 

Tom Hesse disait "c'est comme si les formes d'un type d'image habite d'autres types d'images et je pense qu'il y a un sens, qu'il y a des choses qui prennent résidence dans des lieux différents. Dans un contexte il peut être un bras , dans un autre contexte il peut être un canapé et dans un autre , vous n'êtes pas sur de ce qu'il peut être".

 

Autre exemple illustrant les mêmes propos de HESS ,Cette masse noire du tableau sur le flanc gauche de la figure centrale de «LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » qui peut être assimilé  à un monstre des marais , on retrouve son pendant avec cette fourche significative a 3 tentacules  ou 3 branches dans le tableau « WOMAN 1 » de la version définitive à l’extrémité droite du milieu du tableau et qui parait dans ce cas totalement abstrait ( figures 19 page32)


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Dans « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE », le peintre a extrait une jambe du tableau« WOMAN1 » du stade 1 pour la placer au centre du tableau et dans son contexte l'image s'est transformé en animal  organique biomorphique a tête d’oiseau

 

 Si l’on ne connaît pas l'œuvre de DE KOONING on ne peut pas faire la relation de cette forme biomorphe a tête d’oiseau de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE» avec une jambe car elle s'est transformée dans le tableau , agrandie sur les bords et des couches de peinture sont venues s’ajouter cachant certaines parties.

 

De même , il faut savoir que l’objet fétiche de De KOONING par excellence est la chaussure haut talon que l’on retrouve dans de très nombreux tableaux de toutes les époques ( figures 24 page 42 ) . Le Tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » ne manque pas à cette tendance, une chaussure haut talon est bien mis en évidence dans le tableau en bas à droite de la forme biomorphe , ce n'est donc pas fortuit, ni le fait du hasard car on sait toute l'importance des chaussures hauts talons chez Willem DE KOONING , voir le chapitre sur chaussure hauts talons.

 

De même dans ce tableau les visages justes évoqués par quelques traits font penser l'un à une« WOMAN » ( woman with bicycle figures 22 page38 ) , l'autre à GIACOMETTI ( dessins noirs de Giacometti figures 20 page34 ) , nous les voyons seulement si nous connaissons l'œuvre et la vie de De Kooning sinon nous risquons de ne prêter aucune attention à ces formes.

 

 

 

De même nous voyons certaines formes comme des abstractions alors qu'à l'origine De KOONING y a placé un objet qui a pu être dévoyé et a perdu son sens si nous ne voyons pas l'objet qu'il en a extrait.De KOONING excelle à incorporer des silhouettes dans l’arrière plan de ses toiles et il donne ainsi des formes ambigues et déformées . Ce tableau regorges de silhouettes ( chaussure haut talon , tête de Woman, têtes noires de Giacometti, têtes d’oiseau, d’homme, de reptiles, de poissons, de monstres des marais)

Et comme indiqué déjà  ci-dessus , pour De KOONING, aucun objet peut être lié a une quelconque sorte de réalité. Il disait : Quand vous me demandez si une forme particulière dans l’une de mes peintures montre une tête de femme,un poisson,un verre , un oiseau ou les 4 à la fois, je ne peux vous donner une réponse catégorique …J’ai introduit parfois des formes qui n’ont pas de sens littéral ….que ce soit des objets qui n’ont pas de sens pour moi sauf dans la mesure ou il existe un rapport entre eux et moi »


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TETE WOMAN

WOMAN WITH BICYCLE                                 LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE



TÊTE WOMAN IN LANDSCAPE 1968


           FIGURES 22



TETES AVEC BECS extraits

 

JUDGMANT DAY             UNTITLED 1 1977     LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE




               EXTRAIT TETE EXCAVATION

 

FIGURES 23           

       


  


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D2- Oeil

 

L’œil est l’élément du corps qui se reconnaît le mieux quand il est isolé. Dans son contexte DE KOONING lui apporte une attention formelle toute particulière. Cet oeil est parfois disproportionné par rapport au corps pour lui donner plus d’expression.

 

Dans les" WOMAN" ils sont immenses , écarquillés et pupilles rondes ( woman 1...) ou en amandes ( Marylin MONROE ( figures 39  page64)  Ce sont parfois juste des points noirs pour signifier des formes abstraites anatomique ou des ombres humaines ou animales indéfinies

 

 

Dans le cas de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE « les yeux sont partout dans le tableau. Ils sont dans la figure centrale rouge-orange entre le bec, ils sont en bas à gauche par deux grands yeux dans une masse noire qui ressemble à une tête sortie des ténèbres aquatiques semblables à la tête et aux yeux de « WOMAN WITH BYCYCLE » en relief. Ces yeux regardent l’un le spectateur , l’autre les monstres en train de dévorer et d’immobiliser leur proie, de manière à la fois attirante et inquiétante.

 

En bas autour de la figure centrale un animal a tête allongée , de couleur avec mélange de jaune rouge avec ses deux yeux qui ressemblent a un animal non défini des marais, enroule la jambe animée pour lui empêcher tout mouvement ( figures 6 BIS, page 14 ),

 

La grosse masse noire sur le flanc de la figure centrale à gauche ressemble à un animal monstrueux vu de coté avec 1 œil .cette masse animale semble être en train de dépecer la forme biomorphique à tête d’oiseau  (figures 19 , page 32 )Juste suggéré avec des traits blancs dans un fond noir et marron on remarque les yeux d’une tête d’homme qui ressemble aux têtes noires de GIACOMETTI de 1950-1951 ( figures 20, page34)


 

Au dos du tableau Dans le dessin tourné à 90° , la forme de l’œil ressemble a celui d’un dessin UNTITLED ( SPOLETO) 1969-1970  ( figure 21 page34 )  , point noir qui se termine par un boucle , ce dessin comme celui de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » est à regarder sur  les 4 cotés ou des formes animales et humaines sont à découvrir

 

 

Enfin au dos du tableau comme indiqué ci dessus en tournant le tableau à +90 degrés et -90 degrés on remarque des dessins de 3 visages ( figures 34 , page60 ). Dans le premier on retrouve les mêmes yeux en amande de la peinture de « MARYLIN MONROE » de 1954, dans l’autre visage un œil ovale énorme pour une tête d’homme .et au dessus de cette tête d’homme ,juste un point noir annonçant une tête d’oiseau ( Figures 39, page64 )


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D3-Têtes

 

Même quand il se tourne vers le paysage , De KOONING n’abandonne pas la figure .

 

De nombreuses têtes plus ou moins repérables apparaissent dans le tableau "LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE " la tête la plus évidente est bien entendu celle de la forme organique à tête d’oiseau crée à partir de la jambe de "WOMAN 1 " étape 1 ( figures 23 , page38  )                           

 

Peut être l’idée de la tête à forme d’oiseau et bec en pointe est t’elle venu en se rappelant ses formes dans le tableau « EXCAVATION( figures 23 page38) » ou l’on remarque une forme similaire allongée sans membres avec un tête, des yeux et un bec similaires mais vu sur un autre angle ,ou la tête de la forme mi humain mi animal en bas à gauche du tableau « JUDGMENT DAY » ( Figures 23 , page ) ou encore cette même forme de tête avec 2 yeux et bec en pointe dans le tableau « UNTITLED »)de 1977 en bas à droite .( Figures 23 , page38 )                   

 

 

Dans le tableau "LEG WOMAN AND LANDSCAPE " le bec de de la forme organique à tête d’oiseau n’a pas de contour , la délimitation du bec est réalisé d'un cote par une couche fine de peinture brillante au dessus de la peinture jaune orange et de l'autre par de la peinture rouge qui coule sur la peinture du dessous mais la coulure est ascendante ce qui signifie que le tableau à été retourné au préalable à 180°pour laisser couler la peinture et ainsi pouvoir réaliser cette forme de bec. La forme de la tête correspond au contour du calque pris sur WOMAN1 stade 1 ( Figures 32 page52  )

 

Autre tête que l'on peut deviner dans le tableau , celle située en bas à gauche dans une couleur noire sur un fond sombre de gris que seule une surépaisseur des yeux et des contours du nez permet de repérer . La forme du crâne tout en ovale avec un évidement au centre nous fait penser à la tête de "WOMAN WITH BICYCLE" ainsi que la forme des yeux , celui de gauche de forme  ronde regarde le spectateur , celui de droite ayant une forme  ovale positionnée en hauteur regarde la scène du tableau .( figure 22 page 38 )

Dans le même style, le dessin « UNTITLED » 1970-1974 ou de même la tête du personnage a un œil qui regarde le spectateur et un œil qui regarde vers le haut. ( Figures 19 page32   )             

 

Au centre en bas repérable à sa couleur par un mélange de jaune et de rouge orange un tête d'un animal indéfini dont on remarque les yeux et le long bec en pointe qui semble entourer les pieds de la forme biomorphique à tête d’oiseau comme pour l'immobiliser et permettre aux monstres  des marais de réaliser le dépeçage , ( Figure 6bis , page14 ).


PAGE40


 

 

 

Autre tête très intéressante celle à peine identifiable en haut et à droite dans un fond mélangé de bleu vert et de gris marron foie cuit ( couleur appelé ainsi par DE KOONING qu’il a reproduit a partir de 6 couleurs différentes, voir paragraphe sur les couleurs ) .

Cette tête tout en longueur dont on remarque les traits des yeux des sourcils,des rides ,du front du nez et de la bouche par grattage avec une pointe fine jusqu'à la couleur claire de la toile. Cette  tête fait penser aux têtes noires de GIACOMETTI ( figures 20 , page 34 ), peintre sculpteur dont De Kooning avait vu l'exposition de ses œuvres et en avait été très impressionné en 1949 ,de même qu'il avait été très impressionné par le peintre SOUTINE dont on ressent aussi l’influence dans ce tableau et qui sera détaillé ci-dessous

 

Enfin des têtes juste esquissées dans le noir du tableau semblent être celles de monstres agressifs jusqu’à dévorer la forme à tête d’oiseau et un reptile dans des couleurs lumineuses de vert et jaune. ( figures 17 page 30 )

Tout ce monde vivant présent dans le tableau donne l’image d’une scène très vivante mais ô combien malveillante , belliqueuse et destructrice envers cette forme animale à tête d’oiseau . Seule l’esquisse de la tête noire de GIACOMETTI semble être bienveillante et assister à la scène désemparée et désarmée.

 

 

 

 

D4- Chaussure haut talon

 

De Kooning était très intéressé par les chaussures hauts talons , cet accessoire de femme se retrouve présent dans d’innombrables tableaux ,soit de façon très explicite soit de façon suggéré comme dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE « La présence de chaussures hauts talons est un objet , une image constante dans l’œuvre de De KOONING comme les lèvres et l’eau ;Son origine date des ses années en Hollande, cela évoque l’enfance de l’artiste, il avait toujours été fasciné par les chaussures haut talons . Dans ses différents métiers avant d’être peintre, Il avait travaillé sur des plans publicitaires pour chaussures de femme, il habillait des mannequins dans les grands magasins de vente d’habillement avec chaussures haut talons .Quand il voyagea à Amsterdam en 1968 après 40 ans d’absence, ce qu’il remarqua tout de suite c’est que les femmes Hollandaises avaient de plus belles chaussures qu’il croyait

 

 

Dans ce tableau " LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE" la chaussure haut talon se situe en bas à droite dans une position verticale ( figures 12 , page 24 ) , cela signifie sans doute que le peintre avait déplacé le tableau a 90 ° pour gratter la peinture et réaliser cette chaussure ; A l’autre extrémité une tête regarde le spectateur avec de grands yeux écarquillés et une forme du crâne qui pourraient ressembler aux" WOMAN "de DE KOONING, notamment « WOMAN WITH BICYCLE »,.


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CHAUSSURES HAUTS TALONS



 


LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE


Two women in the country


WOMAN WITH BICYCLE




                             


WOMAN SAG HARBOR

                                  FIG 24

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Ces deux images tête de WOMAN et chaussure haut talon complètent la jambe ainsi le peintre nous ramène au fameux tableau " WOMAN WITH BICYCLE" ou l'on retrouve ces 3 éléments du tableau pris indépendamment, ( figures 24 bis , page  44 )

 

Certains voient les chaussures haut talons comme des armes dans certains tableaux de De KOONING. Dans » LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » on peut imaginer que c’est un moyen de défendre la forme biomorphique rouge à tête d’oiseau contre ses prédateurs. La pointe de la chaussure étant orientée vers la scène de carnage comme une arme défensive

Sur le fichier quelques tableaux sont repris avec chaussures haut talons comme « « JUDMENT DAYday » ou « Backdrop for Labyrinth « de 1946 au milieu de deux figures de monstres , « PINK LADY » «  UNTITLED XI » de 1975 ( figures  24 bis , page44 )

 

Parmi la multitude de chaussures haut talons existantes , celle « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »est agrémentée d’un point rouge au niveau de la pointe de la chaussure , d’autres  possèdent des sangles  (WOMAN 1) ou des boucles ( WOMAN SAG HARBOR) etc

 

 

D5 –Figures humaines- monstres des marais

 

Dans de nombreux tableaux certaines formes qui paraissent abstraites ont parfois l’aspect fantomatiques d’humains ou d’animaux jamais entièrement définis qui sortent de l’imagination du peintre

Certaines de ces formes se retrouvent parfois à l’identique, le peintre se servant de calques d’un tableau à l’autre pour les reproduire

 

Dans ce tableau au fond sombre dans un paysage crépusculaire de marais, celui-ci est propice à la présence de monstres sortant à la tombée de la nuit ( Figures 25 , page46 )et le rouge de la forme organique donne un aspect sanguin dont la peau aurait été enlevée, un peu comme le tableau « BŒUF ECORCHE ( figures 43, page72 ) « de SOUTINE que je développerais dans le chapitre consacré à ce peintre qui est très présent dans le tableau.. En ce sens il est différent des tableaux de DE KOONING de EAST HAMPTON   sur fond de mer qui rayonne de clarté, de luminosité par réflexion du ciel bleu du début des années 60

 

 

Comme indiqué dans mon mail et ci-dessus, De Kooning était bipolaire aussi bien dans ses peintures que dans son comportement personnel ; Il passait de la joie à l’angoisse et au désespoir. Dans ses tableaux cela se remarque . Certains tableaux rayonnent de joie et de lumière tandis que d’autres respirent la frayeur et le désespoir, il disait lui-même qu’il était pessimiste pour l’espèce humaine

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     WOMAN WITH  BICYCLE










Jambe                                                TËTE                    Chaussure haut talon







JUDGMENT DAY ( backdrop for labyrinth)             Chaussure


FIGURES 24 BIS                                        - PAGE 44 






Le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » pencherait vers la frayeur et le désespoir La seule présence vraiment humaine du tableau est symbolisée par la silhouete , l’ombre d’un visage humain dans la pénombre qui ressemble aux têtes grises de GIACOMETI, a la fois effrayé et résigné qui semble assister impuissant à la scène de dépeçage de la forme biomorphique à tête d’oiseau par des monstres des marais.

 

Cela illustre peut être les scènes de cauchemars dont parle De KOONING dans son sommeil, il avait la phobie des monstres, et qui revient de façon récurrente. Dans son sommeil il se dit attaqué par des montres. La figure fantomatique de Tête noire à la façon Giacometti c’est celle du peintre qui se voit attaquer par les monstres  des marais

DE KOONING disait : « Je suis toujours quelque part dans le tableau , dans l’espace que j’utilise , je suis toujours présent ou pourrais dire que j’y circule puis il y a un moment ou je perds de vue ce que je voulais faire alors je suis dehors. Si le tableau se tient, je le garde sinon je le jette ».

 

. Des monstres, J’en ai remarqué plusieurs dans le tableau ( figures 25 page 46 ), d’abord le plus massif et le plus agressif du tableau est cette forme noire sur le flanc gauche qui attaque la forme animale à tête d’ oiseau rouge et a commencé à la dévorer . En bas de cette forme rouge un animal de couleur,orange jaune s’est enroulé autour de ce qui semble un pied pour l’empêcher de bouger

Un autre animal Vert à tête jaune glisse à droite en bas de la forme a tête d’oiseau . A gauche en bas ,un monstre sort de l’eau la gueule ouverte et semble se diriger vers la forme à tête d’oiseau sans doute pour prendre partie au dépeçage. Enfin à l’extrême gauche , une tête monstrueuse qui ressemble à la tête de « WOMAN WITH BICYCLE » tableau de De KOONING de 1952 semble  être le chef d’orchestre , satanique de cette scène qui regarde d’un œil la scène du tableau, l’autre œil regardant le spectateur.

 

Si ce tableau lui a peut être été inspiré par ses cauchemars, il aurait pu l’être aussi par des tableaux de Hieronymus BOSCH, BRUEGEL, GOYA,SOUTINE ou BACON ( figures 26-28, page 48 ) comme il aurait pu être inspiré pour d’autres de ses peintures à l’exemple de « MAN »de 1967 ( Figure 26, page 48 ) qui dérive de « WOMAN ON A SIGN 1 » Le personnage central dans une pose ambiguë de jambe écartée comme une grenouille,exprime la nature bestiale de l’animal humain . Il semble assis sur une chaise dévorant avec un plaisir charnel une forme semblable à de la chair et excrétant en même temps une bande de peinture marron ,sur la tête est posé une masse brune jaunâtre comme la bouilloire renversée d’une image qu’on retrouve dans le panneau de l’enfer de de Hieronymus BOSCH « LE JARDIN DES DELICES » En effet selon Harry F GAUGH , historien d’art, ce panneau est à rapprocher de« Man » ou un personnage à tête d’oiseau représenté comme satan ,assis sur un haut tabouret dévore un pécheur tout en excrétant d’autres au fond de son trône dans une bulle gazeuse avec au dessus de sa tête une bouilloire inversée

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MONSTRES LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE















FIGURES 25
                            





 






 

 

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  Dans le même style de monstre , d’animal bestial dévorant de la chair vivante , le tableau « THE VISIT » de 1967 ( Figure 27 , page 48 ) dont certaines formes viennent de « MARSH LANDSCAPE » , un animal monstrueux sur la gauche de couleur Orange vert dévore le flanc du personnage

 

Dans le tableau «  UNTITLED »de 1970 ( Figure 28 , page48    ) un personnage en gants blancs chaussures surdimentionnées, cheveux rouges et lunettes qui lui donne une forme humaine tient dans ses mains une substance rouge qui semble un cœur arraché à un enfant et qui produit l’effroyable effet d’une œuvre de GOYA « SATURN DEVOURING ONE OF HIS CHILDREN


 

Dans le tableau « JUDGMENT DAY » ( figure 29 page52 ) aux 4 coins du tableau , 4 Formes  monstrueuses que De KOONING selon le critique THOMAS HESS appelait des « anges » représentant les 4 anges de la porte du paradis faisant ref au tableau de Hieronymous BOSCH, mais rien de cela est naturellement définitif, il n’y a pas de sens narratif évident, la signification de l’imagerie restant délibérément mystérieuse , d’autres y voient des minotaures comme la forme mi homme, mi animal en bas à gauche et à droite et d’autres encore y voit des monstres destructeurs à l’exemple de la forme en haut et à droite avec sa forme de torpille à Tête de femme dérivée d’une gravure de BRUEGLE.

Par cette association apparemment sanguine, le peintre suggérait aussi une idée effrayante , celle qui est au centre du mythe, la civilisation humaine est menacée de l’intérieur par la pulsion animale.

Pour l’écrivain surréaliste Georges BATAILLE qui côtoyait les surréalistes, il y a dans chaque  homme un animal enfermé dans une prison comme un forçat, Il y a une porte et si on trouve la porte l’animal se rue dehors comme le forçat trouvant l’issue et la bête se conduit comme un bête

 

Ces visions de créatures fantastiques de Hieronymus BOSCH trouvés dans « le jardin des délices, l’enfer » peut s’appliquer d’une certaine manière à JUDGMENT DAY, MAN, WOMAN iON A SIGN 1 » mais aussi à « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »

 

Deux détails importants dans ce tableau sont à signaler,un point blanc au centre qui semble être là comme un judas dans cette scène ou les 4 monstres comme des cerbères sont là pour empêcher d’y rentrer . Autre détail important une chaussure haut talon en bas au milieu des deux formes mi animales mi humaines ( beaucoup plus visible dans la version qui a été faite comme rideau pour un spectacle et qui est intitulé "Backdrop for Labyrinth"qui semble être là sans raison apparente comme beaucoup de celles que l’on retrouve dans les tableaux de Willem De Kooning dont le tableau que je vous soumet « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » ce qui me ramène au chapitre ci-dessus consacré aux chaussures hauts talons           



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MAN 1967          EXTRAIT DU JARDIN DES DELICES Huronimus BOSCH


          FIGURE 26




                                                         


la visite


FIGURE 27




               UNTITLED 1970       GOYA : SATURN DEVOURINGONE OF HIS CHILDREN

FIGURE 28



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E-PEINTURE-DESSINS-SCULPTURES

 

E1-Calques ( Figure 1, page4 )

 

Le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » comme de nombreux tableaux de DE KOONING joue sur les ambiguités des figures , des objets, des paysages et chaque objet , chaque figure est volontairement peint ou dessiné comme susceptible de nombreuses interprétations mais si on retrouve souvent les mêmes images d’un tableau à l’autre parfois avec effet de miroir c’est parce que DE KOONING à l’habitude depuis les années 40 de faire des calques et transferts de morceaux de corps humains ( seins, mains, épaules, bras, torses etc). Ces calques, il les numérotent, les stockent et les reprend pour ses peintures ultérieures.

 

Le numéro indiqué sur le dos du tableau 143 correspond peut être à un numéro de calque ( FIG 33 page59)

 

Bien souvent , des sujets de tableaux de DE KOONING font parties d’une peinture qui visiblement a été incorporé dans d'autres peintures  .C’est sans doute de cas de  «LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE « dont la forme centrale est une jambe , transformée en forme organique à tête d’oiseau , jambe aux contours que l'on retrouve strictement identique dans le tableau " WOMAN 1 Stade 1 qui elle-même se retrouve aussi dans le tableau « WOMAN WITH BICYCLE» ( Figures 24bis , page44 )et  aussi dans d’autres comme » WOMAN » de 1950

 

Il existe des exemples bien connus qui ont été abondamment commentés comme les pieds et les chaussures « WOMAN » de 1964 qui ont servi de modèle par transfert pour« WOMAN SAG HARBOR » dans un état précédent mais cela reste peu visible car de la peinture a été raclée et repeint dessus, deux autres jambes ont été rajoutées au contour de charbon. De même Le tableau « WOMAN ACABONAC »de 1965 est jumelle de « WOMAN « de 1965

 Il prend donc un chose d’un tableau pour le mettre dans un autre tableau. il y a interchangeabilité . Ce transfert d’une peinture ou fragment de peinture à une autre se fait souvent par l’utilisation d’une image inversée, C’est ainsi également dans "¨LEG WOMAN in the LANSCAPE " la jambe est Inversé par rapport à celle de « WOMAN 1 étape 1 »

 

Autre exemple relaté par John Elderfield entre « SECRETARY » ( Figures 9 , page20 ) 1949 et « NIGHT »de 1949, L’un a produit l’autre par inversion , retournement, D’ailleurs dans « SECRETARY », des gouttes dans la peinture noire près du centre en haut s’écoulent dans un mouvement ascendant alors que du coté de la peinture jaune , les gouttes ont un mouvement descendant , ce qui explique que DE KOONING travaille dans différentes positions de la toile ( les 4 cotés)


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E2-Paysage

 

Dans la deuxième partie des années 50, après la période des WOMAN de la 3eme série, il revient  au paysage. Ce n’est plus New- York qui l’inspire mais ses fréquents déplacements dans le LONG ISLAND , ces paysages de campagne et bords de mer, c'est-à-dire à la fois terre et eau environnante. Le sujet lui a permis de réaliser des compositions énergiques en milieu aquatique.

Mais c’est surtout après son emménagement a East HAMPTON que le paysage prend de plus en plus d’importance a tel point que " le paysage est dans la figure et la figure dans le paysage " on n’arrive plus à distinguer l’un et l’autre distinctement mais il y a des exceptions  comme « RED MAN WITH MOUSTACHE » et pour « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » dont la figure centrale est rouge pour les deux tableaux

 

Dans « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » Le paysage en arrière plan de la figure organique à tête d’oiseau est ténébreux , sombre de noir de gris , de marron mélangés, superposés ou mis côte à côte mais reste malgré tout très lumineux grâce aux parties grattées jusqu’à la toile qui semblent projeter la lumière de l’intérieur et grâce au bas de la toile fait de jaune de vert clair et de orange dont les creux en bas de la forme sinusoidale de l’être biomorphique à tête d’oiseau sont remplis des deux cotés par de la couleur verte ,jaune, et marron à teintes claires

 

 

Le paysage est sans doute fait de marais et de quelques îlots de terre qui représentent les trouées lumineuses , à moins que le peintre ait voulu reproduire les effets du ciel sur l’eau alternés de nuages et ciel dégagé. Les petits points visibles dans ces trouées pouvant être de la végétation des marais

C’est sans doute le ciel crépusculaire frappant l’eau qui donne cet aspect sombre au paysage aqueux marécageux qui présente ,à gauche de la forme rouge à tête d’oiseau , des dominantes de couleurs noires et grises et à droite de cette forme des couleurs à dominante de vert, marron et noire. De plus le but de ce tableau c’est de laisser au spectateur un sentiment de peur , d’inquiétude par les monstres des marais qui sortent de la pénombre de leur environnement pour attaquer leur proie


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Précédemment De Kooning avait déjà peint des tableaux dont le sujet ou le titre du tableau étaient le marais : En 1970 une lithographie appelé « THE MARSHES » ( figures 32bis , page

54 )ou il conserve des références anatomique entre la figure anatomique et le paysage . Ici c’est  un rapport entre 1 œil en haut à gauche , en dessous deux larges rubans bruns ont creusé une paire de poitrine et dessous le paysage avec des traits verticaux qui pourraient être une rangée de brins d’herbes des marais ,

En 1966 un tableau dont le titre est « MARSH LANDSCAPE » ( Figures 32bis , page ). Un autre tableau ou la mer est d’un coté et le marais de l’autre nommé « EAST HAMPTON XXI » ( Figures 17 , page30 ) de 1968 composé de ciel bleu, de plages blanches, de marais verts et bandes de couleurs

Enfin « CHARCOAL ON AIL VELLUM » ( Figures 18, Page30 ) , des lignes ondulées entourant la créature supérieure avec un corps effilé de membres visibles donne l’apparence d’une vue aérienne d’un poisson dans le marais

 

 

DE KOONING excelle à incorporer des silhouettes dans l’arrière plan de ses toiles et donne ainsi des formes ambigues ou déformées.

Dans ce marais de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » même l’eau semble agressive, il émerge des êtres monstrueux , tous ont l’air agressifs et s’en prennent au sujet central rouge- orange qui semble être dépecé par ces êtres maléfiques ( Figures  17 , page 30 )

Deux yeux en bas a gauche sur une tête en largeur et échancrée au milieu du crâne fait penser  aux « WOMAN » des année 1950 -1954.( Figures 19 , page 32 ) plus spécialement celle de "WOMAN AND BICYCLE"

Ce genre de paysage n’est pas courant car DE KOONING a plutôt tendance à montrer des paysages clairs et rassurants, plein de lumière et couleurs douces dans ses tableaux de East Hampton mais comme indiqué dans le mail de présentation c’est quelqu’un de bipolaire aussi bien dans ses œuvres que dans son comportement personnel. Après des périodes de joie et d’optimisme il arrive à WILLEM DE KOONING d’être désespéré et pessimisme de la condition humaine et au début des années 1970 il était plutôt morose malgré sa relation avec Emilie KILGORE

 

Ce tableau reflète donc son état d’esprit du moment, , DE KOONING disait : « Si je m’intéresse au désespoir c’est qu’il m’arrive quelque fois d’être très désespéré…......................................... »

néanmoins ses couleurs préférées, le jaune, vert ,orange symbole d’espoir et de lumière sont présents dans ce tableau ce qui laisse malgré tout une place à l’espoir et sa vie personnelle resplendissait avec la présence de Emilie  KILGORE qu’il venait de rencontrer en 1970

 

Ce tableau n’a probablement pas suivi la filière normale de vente par son acheteur exclusif de l'époque KNOEDLER qu’il avait quitté en 1971 et son représentant Fourcade avait quitter lui aussi KNOEDLER pour créer sa propre galerie un peu plus tard ou De KOONING le suivra . C'est sans doute. pour cette raison qu'il n'a pas signé le tableau , car il ne passait pas par la galerie et préférait vendre des tableaux directement . N’étant pas passé par la filière normale de la galerie et inconnue dans les expositions cette œuvre aurait peut être fait l’objet d'un cadeau



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JUDGMENT DAY                                                              GRAVURE BRUEGLE

FIGURE 29





                 



 

LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE                      

Couleur marron foie cuit

FIGURES 30




LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE      TETE OISEAU

En haut à doite , effet de flou         interpénétration de orange jaune rose

FIGURE 31              FIGURE 32 

 

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De Kooning était très généreux et les exemples sont nombreux d’œuvres qu’il a donné par amitié, à sa famille , pour des services rendus ou le biais de bars locaux qu’il fréquentait assidûment .Certains cherchaient à se faire inviter dans son studio pour lui soutirer des oeuvres et sait –t’on jamais lorsqu’il avait abusé de la boisson il aurait pu se laisser convaincre de faire certains cadeaux ou tout simplement par satisfaction de donner Son aide Michael WRIGHT était persuadé qu’il donnait des œuvres de lui-même  quand il était ivre..

 

Il a donné plusieurs œuvres à son ami fidèle et proche qui lui a permis de traversé l’atlantique et qui l’a accompagné dans son voyage en 1968 pour son exposition à AMSTERDAM, Leo COHAN , Il reçut plusieurs tableaux en gage d’amitié comme « WOMAN IN THE FOREST » en 1964 qui s’est retrouvé en vente chez SOTHEBYS quelques années plus tard.

Il avait fait des cadeaux de tableaux ,à son amie Emilie KILGORE pour qui il avait une véritable passion amoureuse ,comme « UNTITLED »1970., une litho « Valentine » dédicacée. En 1971 il avait dédicacé tous ses tableau a Emilia KILGORE. . En 1972 il lui avait dédié 6 dessins de crucifixion « For Santa Emilia » sous le nom « SIX TEARS FOR SIX SAINTS » ; Dans le tableau WOMAN AND CHILD  il avait annoté ( To Emilie with love)

Il avait également donné des œuvres à son avocat et ami Mr EASTMAN à des galeries et musées etc

Peut être que cette œuvre non répertoriée viendrait d’un don de Willem De Kooning et pour cette  raison ne serait pas connu du public ni avoir été présenté dans une exposition ou repris dans un livre d’art.

Dans le chapitre sur le dos du tableau , je vous montrerais que la trace du peintre est réelle et mieux qu’une signature pour valider cette œuvre à Willem De KOONING

 

 

E3-Couleurs

 

Les années 1967 à 1972 se caractérisent par des tableaux multicouleurs avec des lignes courbes. Beaucoup d’artistes ont copié DE KOONING mais d’après les spécialistes , les couleurs de DE KOONING défient l’imitation.

 

Quand il avait des difficultés à trouver les couleurs qui lui convenaient, il les faisait lui-même Les deux exemples les plus frappant sont le rose ( voir dos du tableau) ( Figures 33 page 59 ) qu’il a composé pour représenter la chair humaine , le marron couleur foie cuit qui a demandé un mélange complexe de 6 couleurs de peinture ( Figures 30, page52 ). Ces deux couleurs sont présentes sans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

 

En tant que coloriste il était à la fois audacieux et prudent, il pouvait rassembler les combinaisons les plus improbables jamais vues dans un tableau. Je ne suis pas spécialiste pour étudier les couleurs de " LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE " et pouvoir affirmer que ce sont  bien les couleurs de DE KOONING, seul un expert pourra donner une réponse mais il me semble qu’on retrouve les mêmes verts, jaunes ,oranges, rouges, roses et marrons des tableaux de DE KOONING .


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 THE MARSHES                     MARSHE LANDSCAPE





     


 LEG WOMAN IN THE LANSCAPE                WOMAN IN THE WATER 1967



ROUGE MACULE DE TACHES NOIRES

 

 

FIGURE 32 BIS


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La plupart des couleurs du tableau de 1971 « RED MAN WITH MOUSTACHE » ( figures 6bis, page14 ) hormis les gris et noirs on les retrouve de manière tout a fait identiques dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »Comme si elles venaient de la même palette , les mélanges de vert et de jaune de rouges et de jaunes les coups de pinceaux des marrons et les coulures ( figures 9 , page20   ) de même forme , même épaisseur , même longueur et même façon de se terminer en boule demi cercle montre une viscosité identique des peintures dans les deux tableaux qui produisent les mêmes effets . Il est a noter que les coulures de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE « sont ascendantes ce qui signifie que le peintre avait retourné le tableau .

 

En ce qui concerne le marron dont certains filets sont identiques en tailles mais surtout semblent avoir la même teinte très difficile a reproduire , c’est ce que De KOONING appelle la couleur de foie cuit qui est un mélange de 6 couleurs différentes afin de reproduire cette couleur du foie de son enfance en Hollande ( Figures 30 , page 52 ). La couleur marron en haut a droite quand a elle n’est pas significative car c’est sans doute un mélange obtenu par application d’une feuille de papier journal qui a été déplacée et provoqué un mélange avec les couleurs adjacentes et qui donne cet aspect un peu flou ( figures 31, page52 )

 

 

Dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » la plupart des couches appliquées sont WET ON WET, peintures à séchage lent . Au bas du tableau les couleurs vertes , jaunes , oranges sont soit superposées , soit mélangées et encore visqueuses .

Certains parties visqueuses aux excès d’eau et d’huile de CARTHAME ont provoqué les rides caractéristiques , l’expérience de l’aiguille en faisant foi comme expliqué plus haut .

 

Certaines parties du tableau ont été mélangées à la brosse et donne ce mélange de Jaune orange vert que l'on retrouve aussi dans beaucoup d’autres tableaux dont celui indiqué plus haut « RED MAN WITH MOUSTACHE » ( Figures 6 , page 12  )

 

En haut à gauche de la forme à tête d’oiseau de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »dans la partie noire qui ressemble a une tête de monstre des marais et aussi sur la partie la plus claire de cette forme organique à tête d’oiseau on remarque quelques craquelures qui sont dues peut être  à un surplus de vernis DAMAR comme il a été dit ci-dessus ( Figure 15 , page26  )

 

Toutes les couleurs du tableau sont enchevêtrées les unes dans les autres ou côte a côte sans contours délimités. Chez De KOONING les teintes s’interpénètrent ( Figures 9 , page20 ) et partagent leur luminosité . Dans le tableau les Jaunes , oranges , jaunes de la tête d’oiseau tentent à se confondre , la palette été atténuée de sorte que les couleurs ne se détachent pas vraiment les unes des autres . On remarque la même chose dans le fond du tableau ou il est difficile de détacher les verts, marrons, noir et gris.. cela se remarque quand on prend du recul pour regarder le tableau. Arrivé à un certaine distance le tableau se distingue par seulement 2 couleurs le rouge et le noir.

 

 

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Après 1954 De Kooning n'utilisera plus longtemps les lignes noires pour distinguer le contour des figures ce qui fait que lorsqu'on s'éloigne du tableau  et sans lumière orientée sur lui on ne distingue que les deux couleurs dominantes de rouge et de noir alors que si l'on se rapproche avec un éclairage adapté , on ne peut que s'émerveiller de toute la richesse de ce tableau , sa grande diversité sa grande luminosité dont on ne peut se lasser et qui résume toute l'œuvre de DE KOONING

 

Le rose au dos du tableau « Figures 33 , Page 59 ) est aussi un signe distinctif de DE KONNING. Si on prend les roses des tableaux suivants. Aussi bien dans le figuratif que dans l’abstraction « WOMAN 1948- WOMAN 1949-untitled 1961-TWO WOMEN IN THE COUNTRY 1954 » les teintes sont exactement les mêmes

 

Comme dans le tableau « WOMAN IN THE WATER » de 1967 ( Figures 32 bis , page54 ) on  retrouve une peinture noire au dessus d’une couche de peinture rouge ainsi que des restes de peintures noires maculées  suite à l’application de la peinture noire sur celle de rouge . Cela donne un aspect de saleté sur la peinture rouge

 

E4- Format du tableau.

La plupart des tableaux sur toile de petits formats sont carrés ou presque . DE KOONING disait

: « j'aime les formes plutôt carrées , c'est pourquoi je fais des tableaux dont les dimensions sont des multiples de 7" ou 8" »ce qui correspond a peu de choses près, aux dimensions du tableau

" LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE " sorti de son cadre 60cm x 50cm ( 8’’x3 ) X (7 ‘’x3)

 

 

E5- Dos du tableau       ( FIGURE 33, PAGE59    )

 

Comme la plupart des tableaux de DE KOONING , la peinture est travaillé sur chevalet est mise  sur châssis probablement par ses assistants .

Si le tableau n’est pas signé , le dos du tableau est je pense mieux qu’une signature  car il correspond à quelque chose d’unique chez DE KOONING, ses  dessins

 

Il n’est pas exceptionnel que De KOONING dessine ou peint sur le dos de ses tableaux. Il le faisait notamment au début de sa carrière car il n’avait pas les ressources pour s’acheter des toiles , il continua cette pratique tout au long de sa carrière. On trouve des dessins, des peintures au verso de « BLACK FRIDAY » de 1943 ( Figure 33 , page59  )  ou un tableau acheté par GLIMCHER galériste daté de 1952

 

Le premier signe est la couleur rose si spécifique à la chair des WOMEN que l’on retrouve au dos du tableau et sur la barre transversale ,support de bois peint au milieu de ce rose très reconnaissable de DE KONNING ,qui sert de fond pour son dessin sur ce support bois ( Figures 33 , Page 59 )

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On remarque des inscriptions sous forme de calligraphie incompréhensible au premier regard, formés de lignes , d’ovales, d’ellipses disposés en diagonale qui semblent posés là de manière anarchique mais en y regardant de plus près on peut remarquer avec un peu ‘imagination chaque lettre qui forme « d kooning » Comme DE KOONING. ( Figures 34 , page60  )                                                       

Est-ce là un signe de son voyage qu’il venait de faire au japon ou il a pu côtoyer des peintres japonais comme shiko Munakata, Jiro Takamatsu,Noguchi qui l’on peut être initier ou permis de s’initier à la calligraphie japonaise,

 

Il avait été très impressionné par le JAPON et appréciait l’art de la calligraphie.

C’est peut être un petit signe amusé à la calligraphie vu par Willem De KOONING mais tout le génie de Willem de Kooning dans le dessin , c’est que cela n’en reste pas là, Il suffit de tourner le tableau à +90 degrés et - 90 degrés pour avoir des informations révélatrices très intéressantes.

 

A + 90 degrés , ( Figures 34 , 38 , 40bis , page60-63-66 )on remarque une tête de femme, faite avec des ovales et des traits courbés pour les contours du visage. Ce visage, immédiatement  fait penser à des dessins des visages « WOMEN » de DE KONNING celui de MARILYN MONROE de 1954 par la bouche , les yeux ( Figures 39 page64 ) . Les sourcils des yeux sont les mêmes qu’un dessin de 1971 ( Figure 21, page34 ) ou des dessins ( Figures 38 , page 63)


Comme les dessins de femmes des années 50 et 60, on retrouve les mêmes ovales tout autour de la tête.et les mêmes façons de les relier entre eux.( FIG 38, 40, 40 bis , pages 80-63-66) , On pourrait penser aussi au dessin WOMAN 1965 ( figures 37 bis , page 62 ) avec l’échancrure du visage les yeux en amandes la bouche pulpeuse , la forme du visage tout en largeur et les cheveux formés d’ovales

 

A -90 degré, on remarque le profil d’une tête qui semble celle d’un homme formé aussi d’ovales  très allongées (Figures 34 , page60 ). . On retrouve le même profil à têtes d’homme et ovales dans un dessin de DE KOONING, ( Figures 39 , Page 64 ) la boucle du bec est aussi similaire et au dessus de cette tête d’homme, on remarque une tête d'oiseau reconnaissable à son bec ( Figures 34 page60 ).

 

Ce qui est aussi extraordinaire c’est que ces deux visages Homme et femme sont strictement  superposés l’un dans l’autre, il suffit de tourner le tableau à 180° pour les différencier, Le peintre jouant avec les traits et les ovales.

 

Ne serait-ce pas un genre de dédicace originale à son amour « mimi » Emilie KILGORE. De KOONING avait écrit en 1971 qu’il dédicaçait tout ses tableaux à Emilie KILGORE à l’exemple de « Six Tears for six saints » for Santa Emilia ou d’autres indiqués « for my Love…. » au dos des tableaux

Ici dans le dessin les deux visages ne font qu’un , signe amoureux !

 Surprenant aussi car rare,on peut voir homme et femme sur le même dessin mais avec une nuance car on ne peut les voir ensemble sur le dessin

 

 

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Mais ce n’est pas tout , en remettant le dos du tableau dans son état initial horizontal là ou l’on remarque un alignement d’ovales et de traits et dont on peut déchiffrer le nom D KOONING on peut aussi y lire le nom KILGORE, amie intime de DE KOONING des années 70, les deux noms sont imbriqués l’un dans l’autre de la même manière que sont imbriqués les têtes de femme et d’homme.

Le peinte aurait utilisé cette manière à la fois manuscrite et dessinée pour représenter l’amour qu’il porte à Emilie KILGORE de manière secrète de la même façon que quelqu’un lancerait une bouteille à la mer avec un message d’amour , dans l’espoir qu’on découvre un jour à travers ce dessin énigmatique l’amour du peintre pour Emilie KILGORE

 




 

 

KILGORE




 

 








 

D KOONING




                                 - Page 57bis -


 

 De Konning avait la particularité unique de pouvoir dessiner les yeux fermés ou en regardant la  télévision. Il s’amusait aussi a faire des dessins qui pouvaient être interprétés sur 2 cotés ou sur 4  cotés en tournant les dessins comme le dos du tableau «LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » Les exemples sont très nombreux, Je n’en prendrais que quelque  uns très significatifs :

 

L’un nommé sur le dessin «MY FEAR BUT A LOT OF TREMBLING », dessin horizontal mais qui semble avoir été dessiné verticalement.( Figure 35, page 61 )

Dans son état horizontal de lecture normale ou il y a aussi sa signature , on remarque une femme allongée au visage doux tout en rondeur ,qui regarde le spectateur et semble lui indiquer quelque chose en levant son bras droit et pointant son index dans une direction.

Au milieu de son corps, est esquissé un animal ressemblant à une tête de chameau ou un lama .

En tournant à gauche à 90° le dessin, la femme se présente en position verticale, la tête penchée vers le sol le bras droit et l’index pointant le sol pour nous dire quelque chose. A partir de cette position , Femme debout si nous tournons celui-ci à 180° nous y voyons, Une tête d’homme avec une grande oreille et un nez proéminent

Ce dessin est donc très proche de celui du dos du tableau " LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE", le dessinateur joue sur les 4 cotés pour donner différentes formes figuratives dont des dessins complets d’humains sur pieds ,têtes humaines, des têtes d’animaux,

 

2eme exemple, Dans un dessin une femme semble accrochée à une autre, en retournant le dessin sur le coté , il semble évident qu’elle est penchée sur la 2eme femme qui est couchée sur un divan  ou un lit ( Figure 36 , page61   )                                   

 

3eme exemple d’un dessin « UNTITLED « de 1966 orienté verticalement mais qui est vu horizontalement comme l’artiste l’a exécuté . La figure semble monter sur le bas de la page  en portant sa croix dans le dos. ( Figure 37 , page62  )

 

 

Dernier petit détail sur les dessins. De KOONING commence souvent ses dessins soit par le milieu du dessin ou le milieu du corps d’un personnage du dessin . Dans le dessin du dos de

« LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » on remarque en son milieu un point noir accompagné d’un trait qui aurait pu servir d’origine au dessin ( figure 39 , page64 )                   

 

Autres caractéristiques que l’on retrouve dans beaucoup de dessins de De KOONING, les ovales,les ellipses qui permettent de travailler les formes par leur accumulation et leur enchevètrement  les uns dans les autres ; Dans les dessins au verso de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE « Les ovales , ellipses et traits courbes déterminent les formes des visage et les lettres qui forment Le nom D KOONING ( figures 38-40-40bis, page 63-65-66  )                                                        

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DOS DU TABLEAU BLACK FRIDAY

 




DOS TABLEAU LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE


 




 

LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE   

 FIGURES 33                                       - PAGE 59

 

 



FIGURES 34                                     - PAGE 60-







ROTATION 180 degrès

 


rotation 180°


DEKONING UNTITLED 1972










ROTATION 90 DEGRES gauche
ROTATION 9O DEGRES droite


PAGE 60 -a



Vues personnages suivant rotations du dessin

DE KOONING UNTITLED 1975 ( BORGI) ( NOAH GOLDOWSKY)


Page 60 -B



The woman walking , double marylin , 1964, ( BORGI)





 


 


LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE , DOS DU TABLEAU






PAGE 60 -D





          




DESSINS VUS SUR LES 4 COTES 

FIGURES MY FEAR BUT A LOT OF TREMBLING


FIGURES 35

DESSIN UNTLTED 1966 2 positions
FIGURE 36



DESSIN ORIGINAL                     DESSIN TOURNE A DROIT

UNTITLED 1966 HOMME PORTANT SA CROIX

 FIGURE 37




NO TITLE  dessin 1965-1980

 


OVALES , ELLIPSES AUTOUR DE LA TETE


FIGURES 37 bis


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OVALE ET ELLIPSES
DES PERSONNAGES
FIGURES 38










FIGURES 39


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 DESSIN

Dessin dos du tableau « leg woman in the landscape        Dessin untitled 1964

PAGE 64 a







OVALE DES DESSINS , VERSO LEG WOMAN IN THE LA NDSCAPE Et DESSIN DE WILLEM DE KOONING

 

FIGURES 40



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Dessins vendues par Christies en JUIN 2013 Faits de ovales et ellipses


 

 FIGURE 40 BIS



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E6–Sculpture

 

En 1969 , DE KOONING se rend à ROME et cette année là ,il délaisse la peinture pour la sculpture, Il rencontre le sculpteur HERZL dont il avait fait connaissance quelques années plus tôt, la visite de sa fonderie l’incita à travailler sur un ensemble de petites sculptures

 

Il crée 13 petites sculptures en argile de 7’’ de haut , toutes centrées sur le corps humain que HERZL coulera dans le bronze dont une sculpture de forme identique a cette jambe de

« LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » animé des yeux et becs ( Figure 41 page69 ) répertorié sur le N°10 sont devenus des personnages par leur créateur. Ce type de représentation n’était pas préconçue  mais s’est identifiée au cours de son processus de travail

 

A chaque sculpture de corps humain ou élément de corps humain correspond son dessin ou sa  peinture avec le même extrait de corps humain comme sujet principal« LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » ou la jambe « de WOMAN I » stade 1 correspondent à la sculpture N°10.

Ayant daté le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » en 1971, il serait donc postérieur à la fabrication de la sculpture N°10 alors que pour la plupart des autres sculptures leur  pendant en tableau serait antérieur a la sculpture.

En 1970 et jusqu’en 1973 De KOONING délaissa la peinture pour la sculpture et la lithographie

 

 

E7- Lettrage dans les peintures

 

Dans certains tableaux Il existe des peintures entièrement formées de lettres ou des tableaux  ou il place quelques lettres ou chiffres de façon discrètes

 

En bas à gauche du tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » ,on remarque un caractère calligraphique qui ressemble a un C allongé en relief ( formation de rides suivant technique énoncé ci -avant) et y est accolé un chiffre 7 de telle manière que les 2 reunis forment les yeux et le nez d’une ‘WOMAN » ressemblant au « WOMAN WITH BICYCLE » ( Figure 42 , page 70      )

 

Dans l’œuvre de De KOONING il existe des tableaux qui disposent de caractères lettres , chiffres« ORESTES » de1947, ZURICH ( 1947) , ZOT (1949) , BLACK FRIDAY ( Figures 42 ,page 70 )des mots usuels qui se référencent à des objets ou des personnes comme les cubistes mais se il rapproche plus des surréalistes dans l’introduction de lettres dans le tableau , elles sont  èparpillées sur toute la surface de la toile, exception faite peut être du mot ZOT que l’on trouve dans « ZURICH » et qui est réutilisé dans ZOT comme jeux de mots.

Comme le jeu de mots ZOT, les C et 7 de « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE joue avec la conjonction des deux pour former le visage de « WOMAN » ( Figure 42 , page 70 )   PAGE 67


 

 

 

 

On peut trouver une similitude avec les lettres « d’ORESTES ». Elles sont formées de jambages allongées, notamment les lettres D-P-T de même que sont allongés les jambage de C et 7 dans « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »

 

La différence avec les lettres des tableaux ORESTES, ZURICH , ZOT, elles ont été formées pour la plupart à partir de grattage donc par enlèvement de matière alors que le C et le 7 de« LEG WOMEN IN THE LANDSCAPE est le résultat de formation de rides suivant un rajout de matière WET ON WET qui a crée une surépaisseur et qui permet de distinguer la tête de WOMAN noire sur fond noir

 

 

F- LES INFLUENCES

 

DEKOONING est souvent décrit comme un artiste éclectique influencé par divers héritages de la peinture et de la sculpture. Il admirait les idoles mésopotamiennes et figures des fresques de Pompéi, il avait du respect pour les peintres aussi disparates  que REMBRANDT,CEZANNE,MONDRIAN,PICASSO,INGRES,BONNARD,SOUTI NE, GIACOMETTI et plus proche de lui, GORKY, KLINE , POLLOCK dont il a attrapé et incorporé certaines choses  dans sa peinture.

 

De KOONING a toujours apprécié l’art du passé. Il a emprunté certaines de ses techniques des grands maîtres et les formes et les couleurs de PICASSO,SOUTINE,MATISSE,MONDRIAN,GORKY.

 

A partir de toutes ces sources et ces peintres qu’il admirait , il voulait rester lui-même  tout en étant sensible à ce qu’ils avaient faits et au passé de la peinture

 

IL a déclaré que l’emprunt de ses grands maîtres est palpable dans ses peintures

  • Dans ce tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE» on remarque les influences de SOUTINE, GIACOMETTI, KLINE, POLLOCK,
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SCULPTURES DE KOONING 1969 et LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE




FIGURES 41     
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              -




LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE , Lettrage C et 7 jambage allongé TETE DE WOMAN







ORESTES                                                               LETTRE D jambage allongé

 


 

 



ZURICH

FIGURES 42



page 69





F1- ,SOUTINE  ( FIGURE  43 Page72 )

 

Au début des années 50, DE KOONING a assisté à l'exposition de SOUTINE à NEW YORK au MMA et il était devenu fan de SOUTINE qui était considéré comme le précurseur de l’expressionnisme . Il avait vu également la collection BARNES qui possédait des « SOUTINE » et il avait été subjugué par la luminosité des tableaux qui venait de l’intérieur même des tableaux

 

Il disait de lui « j'ai toujours été fan de Soutine , de toutes ses peintures , c'est peut être la luxuriance de sa peinture, il construit une surface qui ressemble à une étoffe , une matière , il y a une sorte de transfiguration , un certain empâtement de chairs dans son œuvre "

 

De KOONING a reconnu plus tard l’importance de SOUTINE dont il admirait l’utilisation de ses matériaux, la virulence de sa peinture et son identification physiquement au corps de la femme avec la matérialité, la luxuriance de sa peinture. Après avoir vu SOUTINE, la peinture de De KOONING devint plus humide , plus simple . Il a appris que les éléments de distorsions dans 1 tableau pouvaient  avoir des effets spectaculaires nouveaux

 

Plus encore que la peinture de la figure c’est la peinture de la chair qu’il admirait. Cette chair qu’il considère d’ailleurs comme « la raison pour laquelle la peinture avait été inventée »

 

Après avoir vu les tableaux de SOUTINE à l’exposition de NEW-YORK, DE KOONING va peindre les "WOMAN" de la 3eme série. Elles se caractérisent par des "WOMA"N colériques,dominatrices partiellement féminins, partiellement monstres La femme prend l’aspect inquiétant de cadavres en décomposition,aux membres disloqués , la nature fait laid, le peintre développe visiblement une hostilité envers la femme dans ses peintures

En ce sens elles ressemblent aux portraits de SOUTINE , visages déformés corps cadavériques , mains difformes

Ici les deux arts SOUTINE et DE KOONING sont vus comme brutaux

 

Par la suite on peut comparer les paysages de la deuxième partie des années 50 de DE KOONING aux peintures abstraites des paysages vu de l’autoroute que l’on appelle « Abstact parkway Landscapes » aux paysages de CERET de SOUTINE avec ses larges coups de peintures épais, juteux qui convergent en diagonales vers le centre . En ce sens SOUTINE peut être considéré comme le Pionnier de l’expressionisme abstrait.

 

Ensuite les tableaux de fin des années 60 et début 70 marquent un retour de SOUTINE. Cette fois DE KOONING semble avoir été fasciné par les carcasses rouges de bœuf ,la couleur rouge du sang frais et les fonds sombres de marron ou de vert tout cela dans une peinture humide dans de larges coups de pinceau arrondis ;En ce sens il y a une grande ressemblance entre le tableau

« BŒUF ECORCHE DE SOUTINE » et « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »



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SOUTINE ET LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

 



 



 

FIGURES 43




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ou l’on retrouve également des images similaires du bœuf écorché de SOUTINE dans la forme biomorphe à tête d’oiseau de DE KOONING .L’idée de décomposition des chairs, une agressivité picturale démoniaque chez SOUTINE et chez De KOONING dans les deux tableaux Sont très révélateurs.

 

Le Rouge de la partie centrale comme le rouge des bœufs écorchées de « CARCASSE DE BŒUF » de SOUTINE  manifeste la cruauté, la passion , le débordement, l’énergie.

 

Chez DE KOONING comme chez SOUTINE, ; les couleurs possèdent des pouvoirs qui excédent  le seul partage visuel , elles appartiennent au monde des affects

 Comme « la carcasse écorchée « placée au centre du tableau de SOUTINE , la figure de la jambe se trouve également au centre du tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »Dans la carcasse de « BŒUF ECORCHE »Soutine badigeonnais régulièrement son sujet de sang pour faire plus réaliste.

 

Dans tableau de « LEG WOMAN LANDSCAPE » on remarque des coulures de Rouge faisant penser à du sang même si ces coulures non réalistes remontent ou lieu de couler , et fait penser à un être dont on aurait enlevé la peau« LEG WOMAN IN THE LANSCAPE « se manifeste par un contraste de rouge sur fond foncé de noir, marron vert comme des tableaux de SOUTINE “Enfant de chœur assis », « Portrait de Mme CASTAING » « LE VALET » « LA FILLETTE A LA ROBE ROSE » Le rouge, le vert et le noir sont les accords phares de l’œuvre de SOUTINE

 

Comme le tableau « BŒUF ECORCHE « de SOUTINE qui est une version contemporaine d’un tableau de REMBRANDT « BŒUF ECORCHE », le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » est a la fois sombre et lumineux , on retrouve aussi cet aspect sombre et lumineux dans «  LES GLAIEULS » de SOUTINE  ( figures  43 page  72 )

 

F2-GIACOMETTI ( Figure 20 , page 34 )

 

DE KOONING était un admirateur de GIACOMETTI dont il avait vu certaines de ses expositions dont celle de Pierre MATISSE en 1949

Dans « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » en haut à droite dans la partie sombre du tableau, DE KOONING semble avoir gratté  la peinture jusqu’à la toile  avec un objet pointu pour laisser des traces claires et faire apparaitre ou suggérer une figure humaine tout en longueur avec des yeux , des rides frontales verticales ,un nez une bouche qui font penser aux têtes noires de GIACOMETTI de 1951 ou buste d’homme  dans un cadre  ( Figure 20 page 34 )

 

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 De la même façon que la tête noire de GIACOMETTI, la tête de l’homme du tableau de « LEG WOMAN THE LANDSCAPE » a l’aspect sombre, évoquant l’impression en négatif qui reste sur la rétine quand on regarde trop longtemps la lumière de face .

A l’arrière de la tête comme dans le tableau de GIACOMETTI, la surface parait crouteuse et sale, pleine de trainée et comme une apparition fantomatique imprimée sur la toile qui parait saisissante.

 

Même la forme organique à tête d’oiseau allongée a quelque chose des sculptures humaines allongées de GIACOMETTI.. On peut aussi rapprocher la sculpture de GIACOMETTI« WOMAN WITH HER THROAT CUT » de 1932 dans la signification de l’image.

 

De ce point de vue les 3 tableaux « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » , , « BŒUF ECORCHE » de SOUTINE et « WOMAN WITH HER THROAT CUT » de GIACOMETTIont une représentation identique dans le signifiant de l’image

 

 

F3-GORKY ( fig 44 Page75  )

 

Parmi les expressionnistes abstraits GORKY est le seul avec DE KOONING qui a gardé toute forme reconnaissable à l’art figuratif. Les formes biomorphiques de GORKY ont rapport avec le corps humain ou animal comme « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »

Le style de GORKY grouille de métaphores et d’associations au milieu d’organismes étranges comme les tableaux de « De KOONING »

 

DE KOONING appelait GORKY » le BOSS « , son admiration pour GORKY était sans bornes. «

« J’ai peur qu’il me soit impossible de me soustraire de son influence « dit t’il à ART NEWS

 

 


F4-FRANZ KLINE

 

L’influence de KLINE se fait sentir dans les dessins et peintures noirs et blancs de DE KOONING ainsi que  la calligraphie.

Les larges coups de peinture noirs et la calligraphie du Tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » font penser à KLINE.

 

Dans les années 30, KLINE était l’ami le plus proche de DE KOONING, ensuite il fut moins présent avec l’amitié de DE KOONING pour GORKY .A la mort de GORKY en 1948, KLINE et DE KOONING se sont de nouveau rapprochés notamment dans les boissons alcoolisées. Au début des années 50 ils louent ensemble une maison "red house" dans le Long Island et réalisent quelques dessins et peintures


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GORKY et LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE COULEURS ET FORMES BIOMORPHES




   Gorky WATER OF THE FLOWERY MILL


FIGURES 44




POLLOCK et LEG WOMAN IN THE LANSCAPE MONSTRES COULEURS ROUGE ,NOIR , JAUNE

          POLLOCK the flamme 1934

FIGURE 45



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F5-POLLOCK ( fig 45 page 75)

 

 

Dans les années 40 , la tension visuelle entre la peinture de POLLOCK et celle de DE KOONING est si intense qu’il est parfois difficile de les différencier.

Comme les tableaux de POLLOCK avant sa période de dripping et abstraction, les monstres aquatiques peuplent ses toiles.

Comme DE KONNING, POLLOCK peint indifféremment sur les 4 cotés en haut en bas, a droite, à gauche. Il tourne sans arrêt . Cette manière de travailler apparaît quand il exécute ses drip- painting , laissant la peinture couler sur la toile

 

 

CONCLUSION

 

 

Pour celui qui ne connaît pas WILLEM DE KOONING , ce qui était mon cas avant d’étudier son œuvre et sa biographie ce tableau semble abstrait par 1 jeu de couleurs rouges, noires, verts, jaunes, marrons fait dans l’immédiatibilité à la manière des peintres de l’ « action painting ».

 

DE KOONING ne donne aucune facilité pour interpréter sa peinture sans la connaître . Le fait de travailler la peinture WET ON WET dans le tableau et l’extreme dextérité dont le peintre fait preuve dans le dessin au dos du tableau sont je pense des éléments déterminants pour l’attribution ,du tableau à WILLEM DE KOONING . Il ne cherche pas à faire beau et disait à ce sujet : « Je n’étais pas intéressé de faire une bonne peinture,ce n’était pas dans ma nature, je ne travaille pas l’idée de la perfection mais de voir jusqu’ou je peux aller »

 

Pour DE KONNING aucun objet peut être lié à quelque sorte de réalité il dit

« Une pierre peut faire partie d’un mur, un morceau de sculpture, une arme mortelle, un caillou sur une plage ou tout ce que vous aimez. Tout comme cet objet dans ma main peut se métamorphoser en 1 chausse pieds ou une cuillère en fonction de la manière que je l’utilise.

Alors quand vous me demandez si une forme particulière dans l’une de mes peintures montre la tête d’une femme, un poisson, un oiseau ou tous à la fois , je ne peux vous donner une réponse catégorique car sa confusion métamorphique est fondamentale…., J’introduis parfois des formes qui n’ont pas de sens littéral … Les objets n’existent pas pour moi sauf dans la mesure ou il existe un rapport entre eux et moi «

 

 

Pour qui connaît sa peinture et sa vie, il a fait remarquer qu’une femme est toujours présente dans sa peinture même dans l’abstraction.

Dans le tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » la présence de la femme se fait dans l’extrait de la jambe , des hauts talons et au verso du tableau par le tête d’une Femme dessinée

 

 

Je pense que ce tableau s’il est bien de DE KOONING serait un tableau phare de toute son œuvre de 1940 à 1979 . En effet sont présents dans cette peinture « LEG WOMAN IN THE

 

 

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LANDSCAPE » les WOMEN, ses couleurs de prédilection les rouges , oranges, vert , jaune,marron, rose , , les hauts talons, les craquelures, les rides, les monstres, l’eau, ses peintres influents que sont Soutine, Giacometti, Gorky, Kline, Pollock, l’emploi de calque , la calligraphie, les ovales dans les dessins et l’extrême dextérité du peintre dans ses dessins tout ce qui fait la spécificité de DE KOONING et plus que tout, son esprit créatif.

 

Je pense que cette œuvre devrait vous interpeller et vous convaincre qu’un seul peintre serait capable de réaliser cette œuvre et il y a tant et tant  de références au peintre en question que même le plus fidèle admirateur quel que soit sa technique ,son talent et même jusqu’à se mettre dans la tête du peintre serait bien incapable de réaliser un tel tableau si proche de l’esprit de WILLEM DE KOONING, qu’en pensez-vous ?

 

 

 

 

 

 

 

Nota : pour cette étude, je me suis documenté et fourni des livres suivants

 

« Expressionnisme abstraits » de Barbara HESS, « l’expressionnisme abstrait » de David Ansam,

« Soutine » de Xavier Girard, « l’Atelier de GIACOMETTI » du centre pompidou, «  POLLOCK

« de Leonhard Emmerling, « Willem DE KOONING » de SUSAN F LAKE et Michael Schilling, « WILLEM DE KOONING » de Sally Yard, « WILLEM DE KOONING PAINTINGS » de Richard Shiff, Marla Prather, « DE KOONING vite » de Philippe Sollers In East Hampton de Diane WALDMAN, DE KOONING an American Master de MARK STEVENS and ANNALYN SWAN, écrits et propos de Marie-Anne SICHERE, WILLEM DE

KOONING, 1981-1987 de MuseumBOIJMANS VAN BEUNINGEN ROTTERDAM, WILLEM

DE KOONING painting and sculpture 1071-83,WILLEM DE KOONING de THOMAS B HESS, DE KOONING 1969-78 de JACK COWART AND SANFORD SIVITZ, WILLEM DE

KOONING works on paper de Xavier HUFKENS,WILLEM DE KOONING de STEDEJK MUSEUM AMSTERDAM, WILLEM DE KOONING de JUDITH ZILCZER HIRSHORN MUSEUM COLLECTION, WILLEM DE KOONING the north light 1960-1983 de STEDELIJK MUSEUM AMSTERDAM, WILLEM DE KOONING , sculpture de ANDREW FORGE, DAVID SYLVESTER, WILLAM TUCKER,WILLEM DE KOONING Painting 1987 MATTHEW MARKS GALLERY,WILLEM DE KOONING CAROLYN LANCHNER, DE KOONONG retrospective de JOHN ELDERFIELD, DE KOONING de JUDITH ZILCZER DE KOONING de HARRY F GAUGH, DE KOONING STEDELIJK AMSTERDAM de 1968


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ANNEXE ETUDE LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

 

 

 

 

 

A-COMPARATIFS AVEC WOMAN1

 

 

1- COULEURS vertes et jaunes, filet de couleur marron



                               Leg woman in the landscape      WOMAN1


2 - couleur ROSE



                     Leg woman in the landscape      WOMAN1



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3– Grattage



                  Leg woman in the landscape                               WOMAN 1






4- FORMES A 3 BRANCHES



            Leg woman in the landscape                               WOMAN 1



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   COMPARATIF AVEC UNTITLED 1977

 






               UNTITLED 1977                               LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE 1971



Les trois couleurs dominantes de « UNTITLED «  de 1977 sont

Le rouge , le orange et le rose dans une composition abstraite qui ne cherche qu’à mettre en valeur ces trois couleurs  et restituer toute  leurs luminosités si intenses qu’elles semblent sortir du tableau pour rayonner tout autour

Ces 3 couleurs identiques de rouge, de orange et de rose on les retrouve dans le  haut du tableau «  LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE » au niveau de la tête  de la forme biomorphe ou  ces 3 mêmes couleurs que UNTITLED de 1977 sont juxtaposées .

Dans les deux tableaux sont incrustés des taches et des points noirs qui peuvent faire penser à des négligences dans la pose des peintures mais qui est totalement  voulu par le peintre pour bien montrer  le coté improvisé pour mettre immédiatement sur la toile ses pensées imaginatives et les mouvements du peintre  à l’instant présent sans retouches par la suite  pouvant passer comme inachevé


 COMPARATIF

        AVEC LANDSCAPE X  DE 1968

1- FORME






LANDSCAPE X                      LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

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2 - couleurs WET ON  WET







LANDSCAPE X de 1968                 LEG WOMAN IN THE  LANDSCAPE



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EFFET DE FLOU ET GRATTAGE

            UNTITLED DE KOONING ( SOTHEBY’S)



LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE              UNTITLED DE KOONING ( SOTHEBY’S)


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          UNTITLED V 1976 et WOMAN IN THE LANDSCAPE

FORME BIOMORPHE ROUGE Peinture sur les bords




LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE 1971                     UNTITLED V 1976








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PEINTURES RIDES




LEG IN THE LANDSCAPE                                                DE KOONING « FOR JOE H "




NUANCES DE NOIR ‐GRIS



WILLEM DE KOONING                        LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE 


PAGE 84




COMPARATIF AVEC 

UNTITLED VI 1976


 

 




En s’intéressant aux éléments figuratifs du tableau " UNTITLED de 1976" on peut extraire plusieurs d’entre eux, communs au tableau « LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE »,

 J’y est relevé les éléments qui ont été extraits dans l’image ci-dessus

-        - La tête d’oiseau ovalisée en longueur  avec le nez en v et les yeux  desaxés

-        - La tête des « Woman » de DE KOONING ovalisée en

éllargeur et évasé en son milieu avec des yeux en amande, Tête ténébreuse , démoniaque  ,destructrice , noire qui semble sortir des entrailles de la terre porté par le mal

 

-         -La gueule ouverte  d’un reptile ou serpent prêt à dévorer sa proie  

 

-         -Une chaussure que l’on trouve de façon récurrente dans la plupart des tableaux  de WILLEM DE KOONING comme ANDY WARHOL

 

-         -Une tête d’homme  dans le style allongé des têtes noires de GIACOMETTI et qui semble détaché et impuissant à réagir à la scène qui se passe dans le tableau

 

Cette tête d’homme à la GIACOMETTI  c’est sans doute DE KOONING  lui-même , présent  dans ses scènes cauchemardesques qu’il a décrit avec des monstres des marais 


 

Mon  but  pour  cette comparaison étant de faire ressortir nettement les éléments que l’on retrouve dans les deux tableaux  et non pas de restituer les couleurs totalement identiques à l’original  dans « untitled de 1976 » on pourra remarquer que le jaune originel de UNTITLED penche plus vers le orange et le blanc originel vers le jaune pour rapprocher les couleurs de LEG WOMAN IN THE LANDSCAPE

 


 

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NTITLED 1975 (